© INTERNEComment se faire entendre dans la campagne, belle et bien endormie ? En faisant appel aux grands hommes et aux références collectives. C'est le registre qu'a choisi François Bayrou mardi, en déplacement à Graulhet pour soutenir le chef de file de son parti en Midi-Pyrénées Michel Valdiguié. Alors que le PS est confronté à la difficulté de mobiliser son électorat et que l'UMP cherche à banaliser ce rendez-vous démocratique, le chef de file UDF en Aquitaine veut se poser en recours démocratique. Sa stratégie : capter un vote protestataire mais modéré qui, désabusé mais insensible aux extrêmes ou au discours de la gauche réformiste, opterait pour le label UDF.
"Céder ou résister, c'est une question personnelle", a lancé la patron des centristes en faisant référence au général de Gaulle. "Nous sommes appelés à résister, à résister aux super-puissances qui se partagent le monde (...), aux pouvoirs des grandes puissances financières de la planète", a poursuivi le leader centriste. "Il y a d'autres valeurs que celles de l'argent, les valeurs humanistes, spirituelles, d'éducation, de culture, de citoyenneté", a ajouté François Bayrou.
"Donner tout son sens au premier tour"
Estimant que "le pays traverse actuellement une crise très profonde de la démocratie parce que les gens mettent en cause le monde des élus qui les représentent", le président de l'UDF a proposé de "faire vivre ensemble la liberté et la solidarité, qui n'appartiennent ni à un bord ni à un autre".
"Nous allons donner tout son sens au premier tour, en proposant un choix, et nous allons préparer le deuxième, qui sera celui du rassemblement", a conclu François Bayrou au nom de la "défense du pluralisme politique français et du débat démocratique". Se différencier sans briser l'alliance traditionnelle entre la droite et le centre demeure une figure de style délicate.
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