Les enjeux en Auvergne

Par (RTL.fr), le 01 février 2004 à 17h07 , mis à jour le 09 février 2004 à 15h24

En 1998, VGE avait réussi à conserver dès le premier tour la majorité du conseil dans une région plutôt à gauche. Il va tenter de rééditer pour la dernière fois ce succès.

europe convention giscard © INTERNE

Il avait pourtant laissé entendre qu’on ne l’y reprendrait plus. Eh bien non ! Valéry Giscard d’Estaing rempile. L’ancien président de la République a décidé de se représenter à sa propre succession à la tête d’une région qu’il dirige depuis 1986. Et comme il arbore l’étiquette apparenté-UMP, l’UDF -dont il fut le père fondateur- devrait très logiquement ne pas entrer dans la bataille. Preuve de la bonne volonté de François Bayrou : c’est un ex-responsable des jeunes giscardiens qui avait été désigné chef de file local des centristes.

Reste que cette candidature a généré quelques commentaires grinçants dans les rangs de la majorité présidentielle. Notamment, sur l’"âge du capitaine". Parmi les plus impertinents : Nicolas Dupont-Aignan. Le président du club "Debout la République" a estimé que l'ancien chef de l'Etat, qui aura 78 ans en février, "a autre chose à faire". En 1998, VGE avait réussi à conserver dès le premier tour la majorité -relative- du conseil dans une région pourtant annoncée comme sérieusement menacée par une gauche qui en était déjà à se disputer le siège du président sortant.

Une tâche difficile pour VGE

Le nouveau membre de l’Académie française espère d’autant plus réitérer cet exploit que la gauche n’a pas réussi à faire l’union. Le PCF a décidé de présider une liste autonome. Côté socialiste, c’est le président du conseil général du Puy De Dôme, Pierre-Joël Bonté, qui a été désigné pour emmener la liste. Sa tâche s’annonce difficile : un sondage Ipsos, réalisé l’automne dernier, créditait Giscard d’une nette avance sur lui. Du côté de l’extrême-gauche, une liste commune LO-LCR sera conduite par Marie Savre, enseignante de profession. Les Verts, eux, feront liste à part. Sans surprise, l’extrême droite ira divisée à la bataille avec, d’un côté, Louis de Condé pour le Front national, et de l’autre, Claude Jaffrès, pour le Mouvement national républicain.

L'Auvergne se classe parmi les régions aux taux de création d'entreprises parmi les plus bas. De 1990 à 2002 la part du PIB auvergnat dans le PIB national est passée de 1,95% à 1,84%.

Par (RTL.fr) le 01 février 2004 à 17:07
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Politique
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience