Les enjeux en Basse-Normandie

Par Loïc Farge (RTL.fr), le 01 février 2004 à 18h00 , mis à jour le 09 février 2004 à 15h21

Divisions à droite, divisions à gauche : le scrutin en Basse-Normandie pourrait profiter au Front National et aux chasseurs.

Mairie de Deauville © INTERNE

En Basse-Normandie, le mot d’ordre, c’est… la désunion. La droite, largement majoritaire dans la région, cache mal ses divisions. L’UMP, menée par René Garrec, président du conseil régional depuis 1986, n’est pas parvenue à trouver d’accord avec le centriste Philippe Augier. Vice-président de l’Association pour la réunification de la Normandie, le maire UDF de Deauville fait du rattachement des deux régions normandes l’un de ses thèmes de campagne. Selon lui, une Normandie réunifiée gagnerait en pouvoirs politique et économique sur la scène nationale et européenne.

A gauche, la prise de la région Basse-Normandie prend des airs de mission impossible. Affaiblie par la perte de ses six circonscriptions lors des législatives de 2002, elle se présente en ordre dispersé devant les électeurs. Au grand dam de la tête de liste socialiste Philippe Duron. Le secrétaire fédéral du PS Calvados et maire de Louvigny, qui conduit une alliance avec les communistes et chevènementistes, doit faire face à la concurrence d’au moins deux autres listes de gauche. D’abord, celle qui rassemble les écologistes et le PRG. Après avoir refusé la main tendue par le PS, les Verts ont finalement accepté de rejoindre la liste PRG emmenée par Alain Touret. Philippe Duron est également confrontée au premier tour à l’association LO-LCR, emmenée par Christine Coulon.

Une région test pour le FN

A côté des deux listes de droite modérée, il faudra compter avec une liste Chasse, Pêche, Nature et Tradition, conduite par Didier Vergy, mais surtout avec celle du Front national, emmenée par Fernand Le Rachinel. A 62 ans, ce patron d’une imprimerie et meilleur ouvrier de France fait la part belle à la réunification de la Normandie. La région fait figure de test pour le FN : au premier tour en 2002, Jean-Marie Le Pen avait amélioré le résultat des régionales de 1998 de 4%. Et en cas de victoire, la tête de liste locale promet d’instaurer la préférence nationale "dans le cadre du droit à l’expérimentation".

Photo : Mairie de Deauville (AFP)

Par Loïc Farge (RTL.fr) le 01 février 2004 à 18:00
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