Bayrou star de la motion socialiste

Par F.A., le 02 mars 2004 à 17h23 , mis à jour le 02 mars 2004 à 21h51

Lors du débat sur la motion de censure déposée par le PS, le président de l'UDF a vivement critiqué la politique gouvernementale, entraînant de nombreuses protestations sur les bancs de l'UMP. Il ne s'est cependant pas aux socialistes pour faire chuter Jean-Pierre Raffarin.

bayrou motion censure mars 04 © INTERNE

La motion de censure était déposée par le PS. Mais, après un discours convenu et prévisible, quoique vindicatif, de François Hollande, c'est François Bayrou qui a tenu la vedette, au point de se faire siffler à la fois par la gauche et la droite à tour de rôle.

Le président de l'UDF s'en est tout d'abord pris aux socialistes, avec notamment un échange verbal serré avec Julien Dray. Ensuite, alors qu'il commençait à critiquer le gouvernement, un incident de séance l'a opposé à Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale. Affirmant que "tout est joué d'avance dans ce Parlement" - à propos de la décision de réformer l'assurance maladie par ordonnances-, il s'est vu séchement répliquer : "Vous devriez venir plus souvent à l'Assemblée nationale".

"Nous voulons que le gouvernement entende le pays"

Après une nouvelle salve de reproches au gouvernement sur sa politique sociale et la gestion de la canicule, les pupitres ont claqué et les huées ont fusé sur les bancs UMP. Le président de la commission des lois Pascal Clément a par exemple lancé "c'est le discours des extrêmes !" tandis qu'autre élu du parti chiraquien criait : "François tu dérapes !". L'ancien ministre de l'Education nationale a finalement expliqué qu'il ne voterait pas la motion de censure. "Nous ne voulons pas la chute du gouvernement, nous voulons qu'il entende le pays" a-t-il souligné.

Jean-Pierre Raffarin est ensuite monté à la tribune. Sans surprise, il a récusé les accusations lancées contre lui, rejetant sur la politique menée sous Lionel Jospin plusieurs de ses décisions. Il a également vanté les mérites de son action, affirmant notamment que le taux de croissance de 2% qui se profile en 2004 (contre 1,6% lors de la mise en place du budget de l'Etat) sera "créateur d'emplois".

Vote sans surprise

Après le discours du Premier ministre, les députés ont procédé aux opérations de vote. Le résultat, qui ne faisait aucun doute, n'a pas réservé de surprise. Avec 175 voix (socialistes, communistes et Verts), la motion de censure a été rejetée.

(photo : François Bayrou lors de son discours)

Par F.A. le 02 mars 2004 à 17:23
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