Régions : Raffarin recevra les présidents socialistes

Par D.S. avec AFP, le 04 avril 2004 à 09h00 , mis à jour le 04 avril 2004 à 09h10

Le Premier ministre a accepté samedi de recevoir les présidents PS des conseils régionaux et généraux. Ceux-ci en avaient émis le souhait alors que le texte sur la décentralisation doit être débattu au Parlement.

carte France © INTERNE

Jean-Pierre Raffarin devait être le Premier ministre de la décentralisation. L'écrasante victoire des socialistes aux élections régionales et leur poussée aux cantonales ne remettent pas en cause ce mouvement centrifuge mais elles pourraient lui donner un autre ton. C'est en tous cas ce que souhaitent les présidents de régions socialistes qui ont réclamé samedi – et obtenu – une audience avec le chef du gouvernement à ce propos.

"Le gouvernement doit renoncer à ses projets dangereux de désengagement de  l'Etat vis-à-vis des collectivités territoriales", ont estimé les élus samedi lors du Conseil national du PS, à Paris sous l'égide du premier secrétaire, François Hollande. "Le Premier ministre a fait savoir qu'il était tout a fait favorable à recevoir les  présidents de régions et de départements, ainsi que leurs associations, avant la  lecture au Parlement du texte sur la décentralisation", a-t-on répondu à Matignon par la voix du service de presse.

"Dialogue et respect"

Vendredi, le gouvernement avait déjà annoncé le report de "quelques jours",  du vote solennel de la décentralisation initialement prévu mardi à l'Assemblée. Par "souci de dialogue et de respect", avait expliqué le porte-parole de Raffarin III. Le texte doit à nouveau être examiné en juin après un passage devant le Sénat, en deuxième lecture. Les socialistes détiennent la présidence de toutes les régions de métropole sauf une, l'Alsace. La situation en Corse n'est pas encore réglée.

Sans remettre en question le principe de décentralisation, les députés socialistes avaient néanmoins réclamé en février dernier un report du vote du texte après l'examen du projet de loi sur l'autonomie financière des collectivités territoriales. Pas question pour eux d'autoriser des transferts de compétences sans avoir l'assurance que ces derniers seront accompagnés de moyens financiers. Depuis leur victoire, les socialistes réclament en outre "la suspension" de trois autres textes sur l'autonomie financière, la péréquation financière entre les collectivités et la suppression de la taxe professionnelle.

Raffarin III ne plaît pas

Cinquante-six pour cent des Français se déclarent "plutôt" ou "très" mécontents de la composition du nouveau gouvernement, selon un sondage de l'Ifop paru dans le Journal du dimanche. 41% se disent au contraire "plutôt" ou "très" satisfaits, et 3% ne se prononcent pas. Seuls 27% estiment que le nouveau gouvernement fera "mieux" que le précédent. 66% pensent qu'il fera "pareil" et 7% "moins bien". Parmi les sujets à traiter en priorité, la lutte contre le chômage arrive largement en tête (77%), devant la réforme de l'assurance maladie (43%), la lutte contre l'insécurité (36%), la réduction des déficits publics (28%) et la poursuite de la baisse de l'impôt sur le revenu (14%).

(1) Sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 avril auprès de 1005 personnes, selon la méthode des quotas.

Par D.S. avec AFP le 04 avril 2004 à 09:00
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