© TF1Jean-Marie Le Pen a tranché la semaine dernière lors d'une réunion de son bureau de campagne. Il donnera bien le coup d'envoi symbolique de sa bataille présidentielle à Valmy, dans le Marne, le 20 septembre, jour anniversaire de la célèbre bataille qui vit en 1791 l'armée révolutionnaire française stopper la progression de l'armée prussienne.
Le choix de Valmy a été proposé par Marine Le Pen pour manifester l'ancrage populaire et républicain de son père, et ce malgré des grincements de dents, notamment des royalistes, à l'intérieur du FN, plus habitué à célébrer Jeanne d'Arc que les hauts faits de la Révolution. Pour la vice-présidente du parti, " c'est au cri de " Vive la nation ! " que l'armée a vaincu les Prussiens " affirme-t-elle.
Deux élus UMP de la Marne ont protesté mercredi contre la venue du patron du FN à Valmy ". "C'est une initiative regrettable, Valmy n'appartient à personne, mais à la nation toute entière", a déclaré Bruno Bourg-Broc, député-maire de Châlons-en-Champagne et président de l'association pour la promotion du moulin de Valmy.
"Valmy reste le symbole de la création de la République et de l'unité de la nation, personne ne peut s'en réclamer plus que d'autres", a-t-il estimé. Mais il doute que l'interdiction de la manifestation du Front National soit la bonne solution : "il faut se méfier : plus on interdit, plus on en parle et plus on risque de faire venir du monde".
"Nous ne sommes pas d'accord pour qu'on vienne utiliser la symbolique de Valmy", a de son côté estimé Bertrand Courot, maire de Sainte-Ménehould et président de la communauté de communes, qui a restauré et gère le moulin de Valmy. "C'est un lieu pour faire de l'histoire, pas de la politique", a-t-il jugé.
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