Laurent Fabius au 20 heures de TF1 le 22 août 2006 © TF1La charge est violente. Laurent Fabius, candidat déclaré à l'investiture socialiste pour 2007, affirme, dans un entretien au Journal du Dimanche, que "les conditions d'une désignation loyale ne sont pas remplies", même si "les choses ont déjà bougé" à l'intérieur du parti depuis la réunion de Lens. Laurent Fabius ajoute que "l'appareil devrait être impartial" mais qu'"il est à fond, Premier secrétaire en tête, pour une des candidatures", laissant entendre que François Hollande favoriserait sa compagne Ségolène Royal.
Selon l'ancien Premier ministre, "si le débat au sein du PS se poursuit comme il a commencé à Lens (le 16 septembre avec le grand oral des présidentiables, ndlr), les choses vont bouger. Elles ont déjà bougé". Toutefois, il estime que "l'appareil central fait blocage" et réclame une nouvelle fois des débats dans chaque grande région entre les présidentiables. Laurent Fabius ajoute avoir "des doutes sur les conditions de vote dans plusieurs fédérations départementales verrouillées". Le vote des militants est fixé au 16 novembre.
"Ne pas briser la gauche"
Le député de Seine-Maritime, qui a récemment rencontré Lionel Jospin, indique avoir discuté avec lui "dans un climat amical et avec le souci de l'avenir de la France". Il assure que Lionel Jospin, qui maintient l'incertitude sur sa propre candidature, ne lui a "rien" demandé.
Laurent Fabius exclut de se présenter à l'Elysée s'il n'est pas désigné par les militants du PS. "Quel qu'il soit, le vainqueur bénéficiera du soutien des autres", affirme-t-il. Citant les récents débats lancés par Ségolène Royal sur la carte scolaire, l'encadrement militaire des jeunes ou les 35 heures, il appelle le PS à "ne pas dériver". Car, dit-il, "à force de vouloir soi-disant briser les tabous, attention à ne pas briser la gauche".
D'après agence
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