Lionel Jospin à la sortie de RTL après avoir annoncé qu'il n'était pas candidat à l'investiture du PS pour 2007 © TF1/LCIL'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin a annoncé jeudi matin sur RTL qu'il ne serait pas candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007. "Faute de pouvoir rassembler, je ne veux pas diviser. Je ne serai donc pas candidat à l'investiture", a-t-il expliqué. Interrogé sur le candidat qu'il soutiendra sans la campagne interne, il a exclu de soutenir Ségolène Royal mais n'a pas précisé sa préférence entre les autres candidats. Sont aujourd'hui candidats déclarés Laurent Fabius, Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn.
"J'ai besoin d'entendre ceux qui seront les acteurs de la campagne interne. C'est en fonction de ce qu'ils diront, de ce qu'ils défendront, que je me déterminerai le moment venu", a affirmé l'ancien Premier ministre. "Peut-être sera-ce d'ailleurs seulement un choix personnel que je ferai dans ma section. Ca ne relèvera pas forcément d'une proclamation", a-t-il dit.
"Pas triste, ni amer"
Lionel Jospin, 69 ans, avait annoncé sa décision mercredi soir lors d'une réunion de ses fidèles à Paris. Il a indiqué jeudi matin qu'il adresserait aux militants une lettre pour expliquer sa démarche. Il a assuré qu'il n'était "pas du tout" triste ni amer. "J'ai pris la décision la plus sage", a-t-il dit. Lionel Jospin a affirmé qu'il serait "moins que jamais en retrait", ayant l'intention de participer au débat des mois à venir.
"Si la vie politique, ce sont les postes, les honneurs, les responsabilités de parti, alors oui le retrait est définitif", a-t-il expliqué. Toutefois, "si la vie politique, c'est le débat citoyen, les problèmes du pays, les idées le valeurs, les principes auxquels je crois depuis toujours alors je suis moins que jamais à la retraite et moins que jamais en retrait", a prévenu l'ancien Premier ministre aujourd'hui âgé de 69 ans. "J'ai été guidé par un double sentiment de responsabilité à l'égard de mon pays d'abord et à l'égard de mon parti", a-t-il dit. Jugeant la victoire de la gauche "possible" mais "pas assurée", il a promis de ne pas "dire quoi que ce soit qui puisse être négatif pour un des candidats et pour le ou la candidate socialiste".
D'après agence
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