François Hollande devant le siège du Parti socialiste, le 26 septembre 2006 © TF1/LCISurprise : ils sont d'accord. Une charte a été conclue mardi entre les courants du Parti socialiste pour l'organisation de la campagne interne en vue de la désignation du candidat à la présidentielle. Au programme : trois débats télévisés, "retransmis en direct par des chaînes parlementaires", qui porteront respectivement sur les questions économiques et sociales, de société et environnement, et enfin institutionnelles, internationales et européennes. Les candidats, qui disposeront chacun de 30 minutes, répondront à des questions de militants posées par Internet.
Le premier débat télévisé est prévu le 10 octobre, une semaine après la clôture du dépôt des candidatures. En cas de second tour, un débat télévisé serait organisé le 21 novembre. "Je suis content de cette conclusion unanime, deux débats, trois débats, qu'importe pourvu qu'on débatte", a déclaré Dominique Strauss-Kahn à l'issue de la réunion. Eric Besson, jospiniste, a salué "un bel accord qui préserve l'unité du parti et donne une vraie égalité des chances", tandis que Patrick Menucci, partisan de Ségolène Royal, affirmait que "ce que le parti décide, ça nous va".
Trois autres débats avec les candidats, cette fois devant les militants, devraient être organisés sur un modèle voisin de celui tenu le 16 septembre à Lens. Le premier d'entre eux sera organisé le 19 octobre.
Soupçons contre Hollande
Cette "charte d'organisation du débat interne" doit "garantir l'égalité entre les différent(e)s candidat(e)s, l'équité dans l'accès aux moyens logistiques, assurer la transparence des prises de décision collectives, le respect pour chacun des candidats et la sérénité du débat". "Les membres de la direction nationale s'imposeront à l'égard des candidats pendant toute la durée de la campagne une stricte impartialité dans l'exercice de leurs fonctions nationales", explique le texte.
Plusieurs des candidats à la candidature, notamment Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin, exigeaient des garanties sur "l'équité" des deux mois de débats internes face à la favorite des sondages, Ségolène Royal. Ce débat se déroulait sur fond de soupçons généralisés contre François Hollande et son équipe, accusés de partialité en faveur de la compagne du Premier secrétaire.
D'après agence
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