Dominique Strauss-Kahn annonçant officiellement à Sarcelles sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007 © TF1/LCILa candidature de Dominique Strauss-Kahn à l'investiture PS a été déposée samedi vers 17 heures auprès du secrétariat à la coordination, a-t-on appris au siège national du parti, rue de Solférino. Le dossier a été déposé auprès de Jacques Salvator, en charge de ce secteur, par le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, l'ex-ministre de la Défense Alain Richard et Michèle Sabban, membre du Bureau national et première secrétaire de la fédération du Val-de-Marne.
Avant ce dépôt marquant son entrée dans la course, l'officialisation des intentions de DSK datait de la veille : "Je suis candidat. Aujourd'hui les choses commencent. Nous sortons du virtuel, nous rentrons dans le réel", avait-il lancé vendredi matin depuis son fief de Sarcelles, dans le Val-d'Oise. "J'ai la conviction que les socialistes d'abord et les Français ensuite se rendront compte que je suis le meilleur rempart contre la politique de la droite", avait-il déclaré, en présence de quelques élus et responsables socialistes. Un propos qu'il est venu répéter le soir-même au 20 heures de TF1... au moment même où, depuis Vitrolles, Ségolène Royal annonçait sa propre candidature.
Marquer les différences avec Ségolène Royal
Premier adversaire désigné : Ségolène Royal. "Je partage beaucoup de choses avec Ségolène Royal : nous sommes socialistes, nous voulons tous les deux le renouveau, la rénovation, nous voulons faire bouger la gauche", a insisté DSK sur TF1. "Mais il y a des différences. Je ne crois pas que le débat par exemple soit une machine à perdre. Je ne crois pas non plus que dans la mondialisation, dans les difficultés qui sont les nôtres avec les emplois qui disparaissent, il y ait une autre priorité que la question économique, la question sociale, la lutte contre les inégalités". Autre différence : "Nous n'avons pas la même conception de la présidence de la République. Moi je ne veux plus un président arbitre, (...) qui donne des grandes orientations : je veux un président qui mette la main à la pâte".
Identité social-démocrate
Après le renoncement de Lionel Jospin, l'ancien ministre de l'Économie avait déjà justifié dans un entretien au quotidien Ouest-France son entrée dans la course. "J'ai écouté les Français, sillonné le pays depuis plusieurs années. Je crois que la France est confrontée à des défis de grande ampleur. Moi, je dis : la rupture, c'est avec la politique de la droite qu'il faut la faire. Le moment de la vérité est venu. Ce qui est en cause, ce sont des choix qui marqueront pour longtemps la vie de chacun d'entre nous, de nos enfants et de nos parents (...) Une phase nouvelle commence".
Par rapport à Ségolène Royal, l'ancien ministre se pose en rassembleur de la gauche. Il se trouve, selon lui, "au point de rencontre de l'innovation et de la tradition socialiste au sein de la gauche, car j'assume clairement mon identité social-démocrate et je respecte depuis toujours toutes les autres sensibilités". Tout en se singularisant : insistant, sur TF1, sur sa vision du rôle du chef de l'Etat, il a glissé : "Je crois que je suis le seul au sein du Parti socialiste à avoir cette conception-là de la présidence".
D'après agence
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