Dominique de Villepin à Troyes le 31 août 2006 © LCILa réponse du berger à la bergère. Dans un entretien à La Tribune mardi, Dominique de Villepin plaide pour l'équilibre "entre les exigences économiques et les attentes sociales" plutôt que la rupture, proposée par le président de l'UMP Nicolas Sarkozy.
La France "est attachée à ses services publics, attachée à un certain mode de vie, attachée à la lutte contre les inégalités et aux idéaux républicains. Faisons de cet attachement un atout", suggère le Premier ministre. "Si nous savons respecter cette identité française, tout en faisant preuve de pragmatisme, nous saurons trouver notre voie".
"Nous sommes l'un des pays au monde qui, en matière d'éducation, de santé et de transports, offre les meilleurs services publics : nous devons prendre toute notre part dans la mondialisation sans y renoncer", poursuit-il. A ses yeux, "il est possible de maintenir un équilibre entre les exigences économiques et les attentes sociales. Cet équilibre est au coeur de l'identité française".
Moins de 2 millions de chômeurs
Interrogé pour savoir s'il exclut de se présenter en 2007, Dominique de Villepin affirme: "Je suis bien occupé, j'ai des responsabilités claires. Chef du gouvernement, je dirige une équipe (...) Je souhaite mener cette tâche jusqu'au bout".
Dominique de Villepin déclare également se fixer comme objectif de ramener le nombre de chômeurs sous la barre des deux millions au premier trimestre 2007. "Pour y parvenir, il faut concentrer tous nos efforts sur les points durs : les chômeurs de longue durée, les jeunes sans diplôme ni qualification à qui on ne propose rien, les salariés de plus de 50 ans qui se heurtent à l'indifférence ou aux discriminations."
Le Premier ministre affirme d'autre part que la croissance du PIB français sera "proche de 2,5%" en 2006 et confirme que l'Etat engrangera cette année cinq milliards d'euros de recettes fiscales de plus que prévu, qui seront "toutes" affectées au désendettement de l'Etat.Il confirme également son objectif d'un retour en 2010 des comptes publics à l'équilibre et de la dette publique sous 60% du PIB.
D'après agence
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