Alliot-Marie se voit en rempart contre Royal

le 10 octobre 2006 à 12h11 , mis à jour le 10 octobre 2006 à 17h27

Dans un entretien au Figaro, la ministre de la Défense affirme qu'elle décidera début 2007 si elle se présente à l'élection présidentielle.

TF1/LCI : Michèle Alliot-MarieMichèle Alliot-Marie © TF1/LCI

Très agacée par un article samedi du Parisien annonçant sa candidature comme imminente, Michèle Alliot-Marie n'a pas tardé à recadrer les choses. Dans un long entretien publié mardi par le Figaro, elle s'explique sur sa démarche et son calendrier. Sur le sens d'une éventuelle candidature à la présidentielle, elle avance des atouts : son image dans l'opinion est intacte et elle pourrait neutraliser l'atout féminin que représente la favorite socialiste des sondages.

 "De nombreux militants me disent d'être candidate ou me disent que je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal", explique-t-elle. Michèle Alliot-Marie, qui a créé une association, Le Chêne, dit avoir autour d'elle des élus, des experts, des économistes, des chefs d'entreprises et des "responsables sociaux". Elle disposerait d'ores et déjà du soutien d'une cinquantaine de parlementaires.

"Un soutien financier pas indispensable"

La ministre de la Défense rejette l'idée d'une coalition "chiraquienne" contre Nicolas Sarkozy, aujourd'hui favori des sondages. "Arrêtons les fantasmes !" déclare-t-elle. "Commençons par construire notre projet. Il sera largement temps de voir au début de l'année prochaine qui est le mieux à même de le faire gagner", déclare-t-elle. Au début de l'année prochaine ? Ce calendrier est en train de devenir la pomme de discorde au sein de l'UMP. En effet, Nicolas Sarkozy a répété lundi sur France Inter que plusieurs candidats pouvaient solliciter le soutien de l'UMP pour la présidentielle mais à condition de respecter les règles fixées par le parti. Et de réaffirmer que les candidats éventuels devraient "se faire connaître à la fin du mois de novembre". 

Selon cette règle, les militants de l'UMP seront invités à désigner leur candidat lors d'un congrès le 14 janvier. "Ce congrès n'est pas fait pour investir un candidat (...) mais pour apporter le soutien, notamment financier, du parti", rétorque cependant Michèle Alliot-Marie. "Un soutien financier d'un parti est toujours préférable et plus confortable. Mais ce n'est pas indispensable." "Comment le chef de l'Etat, garant de l'unité nationale, à ce titre au-dessus des partis politiques, pourrait-il représenter tous les Français s'il n'est considéré que comme l'émanation d'un parti ?" souligne-t-elle.

"Cela contribue à la division"

La perspective de voir l'an prochain face à Nicolas Sarkozy un candidat estampillé chiraquien provoque des tensions de plus en plus visibles au sein de la majorité. Et les amis du patron de l'UMP ne mâchent plus leur mot. "Ceux qui ne peuvent pas nous faire gagner ne doivent pas nous faire perdre. Oui au débat, non à la division", a lancé mardi matin le ministre délégué à l'Aménagement du territoire. Christian Estrosi a ajouté à propos de Michèle Alliot-Marie que "les militaires ont horreur des tireurs embusqués". "Si elle est candidate, qu'elle le dise (...) S'interroger à voix haute tous les jours pour dire peut-être, je ne sais pas, on verra, cela contribue à la division", a-t-il dit.

Il a demandé à Michèle Alliot-Marie de "dévoiler tout de suite ses véritables intentions", au nom d'une nécessaire "clarification". Lundi, c'était Nicolas Sarkozy en personne qui demandait à Dominique de Villepin de dire s'il était oui ou non candidat. S'il conserve depuis des mois une forte avance dans les sondages, le président de l'UMP a désormais une certitude : il n'aura pas dans la bataille qui s'annonce un boulevard devant lui à droite. Certains dans la majorité ne se résignent pas à le voir comme candidat naturel de leur camp l'an prochain. Et les poches de résistance s'organisent.

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le 10 octobre 2006 à 12:11
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25 Commentaires

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  • Vimal, le 10/10/2006 à 15h53

    C'est curieux cette capacité que les Chiraquien ont de vouloir à tout pis faire perdre leur camp : 74, Giscard victime de Chirac, 95, Balladure (?), et maintenant Sarkozy...! Quel mouche les pique ?

  • Epine, le 10/10/2006 à 15h48

    Ridicule ! Pourquoi cet acharnement stérile contre Nicolas Sarkosy ? L'exemple des querelles de la gauche devrait faire réfléchir l'aile chiraquienne qui remet en route la machine à perdre. Nous attendons un changement de comportement politique et le développement du mouvement populaire qu'incarne la grande majorité des élus de l'UMP. Il faut constater que ce n'est pas le cas du parti socialiste qui n'est plus celui des travailleurs. Annie-Cavaillon

  • Faire son travail correctement, le 10/10/2006 à 15h43

    Pour Michel de Saint-Denis la Réunion, un ministre de l'intérieur qui fait respecter la loi républicaine et qui ne laisse pas des bandits terroriser leur quartier est un "excité des banlieues"!!?...No comment!! Personnellement je considère que Sarko est le premier ministre de l'intérieur depuis 30 ans à faire correctement son travail. La gauche s'est tellement engluée dans l'immobilisme qu'elle en vient à confondre l'action normale et nécessaire d'un ministre de l'intérieur avec de l'agitation. Ceci est une preuve supplémentaire de l'incompétence totale de la gauche en matière de sécurité et de justice.

  • René, le 10/10/2006 à 15h41

    Des loosers,des hase been,la machine à perdre essaie de se mettre en place,heureusement que les français ne veulent pas de ces perdants.

  • Léostic, le 10/10/2006 à 15h30

    Mam est un bon ministre de la défense mais elle n'incarne en aucun cas la société dans laquelle nous vivons. Qu'elle, villepin, chirac fassent référence au général de gaulle n'a plus aucun sens. Le général de gaulle a été un grand homme d'état mais c'est une période révolue. vivons dans le présent avec un regard tourné vers l'avenir et non pas tourné vers le passé. Mam n'est certainement pas la personne qui peut contrebalancer royal ni villepin d'ailleurs. Sinon on va à la catastrophe. Le seul qui peut battre royal c'est monsieur sarkozy et c'est lui que nous voulons comme candidat de la droite

  • Gillou, le 10/10/2006 à 15h29

    Avec ce soidisant "De nombreux militants me disent d'être candidate ou me disent que je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal", attention au rêve et aux flatteries des opposants (Chiraquiens qui ne pourront plus dormir tranquille et profiter des faiblesses de Chirac) anti Sarkosy. Très très gros risque que de nombreuses voies de la droite modérée aillent grossir les voies de Lepen et bcp feront comme Pelaprat de Geneve. A choisir entre l'assistanat de la gauche qui nous emmenerait vers le bas et la fermeté de Lepen même avec certaines extravagances, je pense que beaucoup choisiront le fermeté. N'oublions pas que Marine Lepen a bien lissé le discours de son père et cela peut séduire beaucoup d'indecis.

  • Michel, le 10/10/2006 à 15h22

    Il était temps que Villepin ou Mme Marie viennent savonner la planche de Sarkozy avec autant de finesse que Fabius ou Strauss pour Royal. L'excité des banlieues commence à s'énerver: "Sortez de là, les mains sur la tête!" Ca nous promet un deuxième tour Le Pen/Besancenot. La France n'a pas fini de pleurer.

  • Liliane, le 10/10/2006 à 15h08

    La machine à perdre habituelle ! MAM et de Villepin préfèrent laisser gagner les socialistes plutôt que de voir Sarkosy réussir. Nullissime. La majorité des sympathisants de droite n'est pas stupide et ne soutiendra pas des gens qui travaillent contre leur camp.

  • Pelaprat, le 10/10/2006 à 14h48

    Si Sarko n'est pas le candidat de la droite majoritaire alors je voterai Le Pen mais cette fois il aura beaucoup plus de chance qu'en 2002 parceque le scenario du 2eme tour sera le PS versus Le Pen. Attention aux sondages tous dirigés, ici on donne Le Pen entre 20 et 23% et ce n'est que le début.

  • Alain, le 10/10/2006 à 14h43

    Je m'voyais déjà....

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