Nicolas Sarkozy s'exprimant dans un entretien au Journal du dimanche © TF1/LCIAprès le dénouement de l'affaire de Cachan, Nicolas Sarkozy le réaffirme dans un entretien accordé au Journal du dimanche : il n'acceptera "jamais de régularisation massive" de sans-papiers. Au lendemain de l'accord sur le relogement des anciens squatters réfugiés au gymnase de Cachan, le ministre de l'Intérieur confirme que "chacun sera logé de façon provisoire dans des foyers pour personnes immigrées, gérés notamment par France Terre d'Asile qui a réservé dans ses locaux 354 places d'hébergement".
"Je dis bien provisoire, insiste le ministre, parce qu'il ne suffit pas d'occuper un local pour passer devant ceux qui demandent des HLM et sont inscrits depuis longtemps sur une liste d'attente", fait-il valoir. "Quant aux sans-papiers, je me suis engagé à étudier au cas par cas leur dossier. Certains d'entre eux ont en application de la loi droit à un titre de séjour. Mais je n'accepterai jamais de régularisation massive comme certaines associations le réclamaient". "Je suis heureux que le sens de la responsabilité ait triomphé et que les plus extrémistes aient été marginalisés", confie-t-il encore.
Remerciement appuyé à Jacques Chirac
Toujours sur Cachan, le ministre remarque, ironique : "Je n'en ai pas vu beaucoup, durant ces longues semaines, qui me disputaient la responsabilité de la gestion de cette affaire. Maintenant que c'est réglé, j'observe avec intérêt que les négociateurs étaient plus nombreux que je ne le pensais". Des propos visant Dominique de Villepin, qui estimait mercredi, qu'il était "temps de trouver une issue rapide". "En revanche, je suis reconnaissant au président de la République de m'avoir soutenu dans la gestion de ce dossier malgré les appels réitérés de Danielle Mitterrand", poursuit-il. A propos de Jean-Louis Borloo, selon qui les associations comme Droit au logement (DAL), qui se sont occupées des ex-squatteurs de Cachan, sont "très utiles à notre pays", Nicolas Sarkozy estime qu'il "a sa propre sensibilité".
Interrogé par ailleurs par le JDD sur la question de savoir si la médiatisation ayant entouré les récentes descentes de police dans des cités était "nécessaire", Nicolas Sarkozy répond : "c'était parfaitement inutile; et la présence de la presse dans ces conditions gêne la police. Je m'en serais bien passé et les journalistes présents aux Mureaux savent bien que ce n'est ni mon cabinet, ni la direction générale de la police qui les ont prévenus". Le ministre justifie par ailleurs ce type d'opérations, soulignant que "lorsqu'il se produit un crime ou un délit, la police doit interpeller les suspects où qu'ils se trouvent. Pendant des années le calme a été acheté au prix d'une démission généralisée, qu'on ne compte pas sur moi pour couvrir une telle stratégie !"
Il se félicite de ce que "pour la première fois depuis de nombreuses années les violences aux personnes ont diminué": de peu, avec -"0,55%", admet-il, mais il oppose ce chiffre à une hausse de "42%", selon lui, "entre 1998 et 2002".
D'après agence
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