Ségolène Royal sur TF1 © TF1/LCIPour sa première intervention médiatique depuis sa déclaration de candidature à Vitrolles, Ségolène Royal a assuré mercredi soir sur TF1 qu'elle n'était pas candidate pour "avoir le pouvoir", mais parce qu'elle "sait" qu'elle pourra agir avec ce pouvoir. "Seule, je ne peux rien", a observé la présidente de Poitou-Charentes. "Bien sûr, ma volonté et mon courage sont grands, mais seule je ne peux rien", a-t-elle répété. "Mais ce que je vois, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux".
La députée des Deux-Sèvres a réaffirmé sa méthode. "Les responsables politiques doivent faire le bon diagnostic sur ce que vivent les Français. Ils en ont assez de se sentir tirer vers le bas et d'avoir une incertitude sur ce qu'ils vont transmettre à la génération future. Nous avons un devoir d'imagination et d'invention pour répondre à cela". Interrogé sur les raisons de son succès, Ségolène Royal a affirmé "avoir compris un certain nombre de choses". "Les Français ont la soif de participer aux décisions qui les concernent, ce que j'appelle la démocratie participative" a-t-elle expliqué.
"Pas de places à distribuer"
Alors que certains mettent en cause le rôle de François Hollande dans la bataille interne au PS, Ségolène Royal a affirmé qu' "il avait bien fait de rester impartial, parce que sinon les autres le lui reprocheraient, et ce n'est pas la peine de créer des zizanies en plus, il y en a suffisamment", a-t-elle dit. Interrogée sur l'avenir politique de son compagnon si elle était élue présidente, Ségolène Royal a souligné que "les règles de la morale politique s'appliquent à tous, quels que soient les liens de famille". "La morale politique c'est que chacun doit donner le meilleur de lui-même dans les compétences qui sont les siennes", a-t-elle estimé. "Cette règle là s'appliquera à tous et il n'y aura ni passe-droit ni exclusion", a prévenu la favorite des sondages. "Il n'y pas de places à distribuer" et "je me suis refusée à négocier quoi que ce soit avec qui que ce soit dans les soutiens qui viennent vers moi", a-t-elle dit.
Par ailleurs, Ségolène Royal a affirmé que son frère Gérard Royal, ancien agent de la DGSE, ne lui avait jamais parlé de son rôle dans le sabotage du navire de Greenpeace Rainbow Warrior, puisque "dans les services concernés on garde le secret". "Il respectait les lois de son service", a-t-elle dit. "J'ai été étonnée de la ressortie de cette information, de cette polémique", a ajouté la candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle. "J'ai un frère qui, il y a vingt ans, était nageur de combat et pour lequel j'ai beaucoup d'admiration, qui a été engagé dans une action détestable, mais il avait reçu des ordres pour cela", a-t-elle poursuivi.
"L'ironie de l'histoire c'est que j'étais favorable à l'action de Greenpeace contre les essais nucléaires et d'ailleurs l'histoire leur a donné raison", a-t-elle affirmé . "Il y a parfois, quand l'Etat fonctionne mal, des ordres disproportionnés, et lorsque ces ordres aboutissent à mort d'homme et à mettre des soldats en danger, c'est tout à fait regrettable", a-t-elle estimé.
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