L'assemblée nationale lors de l'examen de l'article de loi sur la privatisation de GDF, le 25 septembre 2006 © TF1/LCILa rupture semble consommée entre Jean-Christophe Baguet et l'UDF. Depuis des semaines, l'élu des Hauts-de-Seine critiquait la stratégie d'autonomie de François Bayrou. Mercredi matin, il a franchi dans les colonnes du Figaro un pas supplémentaire en apportant son soutien à Nicolas Sarkozy et non au président de l'UDF pour la présidentielle. "Le président de l'UMP a un positionnement clair et démontre sa volonté d'ouverture", explique-t-il.
En revanche, il déplore "la posture imprécatoire" de François Bayrou. Selon Jean-Christophe Baguet, président du groupe UDF au conseil général des Hauts-de-Seine, "des parlementaires UDF de toute la France font le même constat : François Bayrou est intelligent, courageux, il fait souvent de bonnes analyses mais il n'apporte pas de réponses concrètes". "Ils sont nombreux, a-t-il ajouté, à s'interroger sur leur parrainage". Jean-Christophe Baguet est le premier centriste à faire cette démarche. Le groupe UDF compte 30 membres dont François Bayrou.
La réaction du parti centriste ne s'est pas faite attendre. "La sanction viendra la semaine prochaine. Il ne fait pas de doute que ce sera l'expulsion", a déclaré Jean-Christophe Lagarde, interrogé dans les couloirs du Palais-Bourbon. Pierre-Christophe Baguet "ne peut pas rester" à l'UDF, a-t-il poursuivi en ajoutant : "il est évident qu'il y aura un candidat UDF contre lui" aux législatives dans les Hauts-de-Seine. Selon lui, "la sanction" contre son collègue "sera débattue la semaine prochaine" lors de la réunion mardi des députés centristes et lors du comité exécutif, le même jour.
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