La Une de Libération du samedi 28 octobre 2006 © TF1/LCIDébat après débat, il croit un peu plus à sa capacité à être investi par le Parti socialiste pour la bataille présidentielle. Dominique Strauss-Kahn "pense depuis le début" pouvoir battre Ségolène Royal. C'est ce qu'il affirme ce samedi dans une interview à Libération. Et d'ajouter : "Sinon ne me serais pas présenté à l'investiture socialiste. Il y a une dizaine de jours, je sentais un frémissement en ma faveur, aujourd'hui c'est un mouvement. J'ai toujours pensé que lorsqu'on connaîtrait vraiment les candidats nous sortirions du virtuel. Nous y sommes et les choses sont ouvertes".
Après la réunion du PS, jeudi soir au Zénith à Paris, où la présidente de Poitou-Charentes a été sifflée et huée par une partie des sympathisants socialistes proche de ses deux rivaux, DSK appelle à garder "notre sang-froid". "L'entourage de Ségolène Royal ne devrait pas surréagir. Ne transformons pas un mauvais discours en une crise des socialistes" affirme le député du Val d'Oise. Une réponse notamment aux propos de Vincent Peillon, dirigeant du Nouveau parti socialiste et partisan de Ségolène Royal, qui avait accusé après ce débat le député du Val d'Oise et Laurent Fabius de se comporter comme s'ils voulaient faire perdre le PS à l'élection présidentielle.
Strauss-Kahn : "les choses bougent"
Vendredi déjà, quelques heures après la rencontre du Zénith qui a vu Ségolène Royal mise en difficulté devant les militants franciliens, Dominique Strauss-Kahn s'est réjoui que "les choses bougent" au sein du PS. Il commentait un sondage CSA montrant une forte érosion en une semaine de la cote de Ségolène Royal auprès des sympathisants PS, de l'ordre de 15 points - même si elle reste encore largement en tête, selon cette étude gardant la préférence de 57% des sondés.
Dominique Strauss-Kahn n'est pas le seul à voir grandir ses chances : Laurent Fabius, qui reste largement distancé par ses deux adversaires même s'il est en progrès, selon un dernier sondage, a ainsi estimé vendredi à Lille qu'il pouvait remporter l'investiture socialiste si le débat continuait "sur le fond". Mais que cela lui serait "plus compliqué" si celui-ci portait sur une "logique d'apparences"... Laurent Fabius, qui entend porter un "projet de transformation socialiste de la société française", estime par ailleurs être "le seul à défendre le projet socialiste".
Pour sa part, Jean Glavany, député socialiste des Hautes-Pyrénées, s'immisce dans le débat à propos d'une interview au Parisien. Avec cette sentence, adressée à Ségolène Royal après sa proposition de créer des "jurys populaires" : "Rechercher la popularité peut amener à être lâche", car "le populisme, c'est privilégier la popularité du court terme contre l'intérêt général du long terme". Or, "la popularité à court terme éloigne du courage politique qui est de trancher et d'arbitrer".
D'après agence
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