Dominique Strauss-Kahn lors de son discours à Alfortville, le 4 octobre 2006 © TF1/LCIC'était sa grande première. Dominique Strauss-Kahn a conduit mercredi soir à Alfortville son premier meeting depuis le dépôt officiel de sa candidature à l'investiture PS. "Etre candidat, c'est rendre à la France ce qu'elle m'a donné", a-t-il commencé par affirmer. Le député du Val d'Oise s'est présenté en homme de convictions, défendant l'idée d'un président qui dirige."Il faut faire du président un joueur et non un arbitre", a-t-il martelé.
Il s'est également posé en défenseur de la social-démocratie, récusant tout "socialisme national" et se démarquant de Ségolène Royal. "Le socialisme, c'est l'approfondissement de la République, ce n'est pas la réification de la nation. Nous le savons depuis Jaurès", a-t-il déclaré sous les applaudissements de quelque 1500 personnes.
"Bataille pacifique mais déterminée"
"La France, je veux la protéger, la faire respecter. Mais je connais les dangers du nationalisme. Si le socialisme se réduisait à être national, il n'aurait plus de sens, il oublierait nos valeurs (...)", a ajouté Dominique Strauss-Kahn. "Mon socialisme est un internationalisme", a-t-il lancé.
Ségolène Royal avait déclaré vendredi dernier à Vitrolles qu'"en France, le social et le national marchent ensemble, et c'est l'Etat qui en est le garant". "Je vous invite à une bataille pacifique mais déterminée", a déclaré mercredi Dominique Strauss-Kahn aux militants. Ca y est, c'est parti.
D'après agence
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