Laurent Fabius lors de son discours de Fleurance le 1er octobre © TF1/LCILaurent Fabius, candidat à l'investiture PS à la présidentielle, a estimé lundi que dans la campagne électorale le Parti socialiste ne doit pas, à travers le thème de la sécurité, "courir" après Nicolas Sarkozy qui lui-même "court" après Jean-Marie Le Pen. "Il faut que nous soyons sur le terrain de la sécurité, mais avec les réponses qui sont les nôtres", a affirmé l'ancien Premier ministre sur France inter/i-télé. "Il faut que nous défendions nos positions sur le pouvoir d'achat, le logement, la santé, et aussi sur la sécurité", a-t-il ajouté.
Mais, il faut traiter ce sujet "sérieusement et efficacement", a-t-il dit, en insistant sur la "prévention" et "les moyens" donnés à la justice. Laurent Fabius a estimé, par ailleurs, que la régularisation des sans-papiers "ne peut pas être une méthode permanente de gestion". "Il peut y avoir des moments pour solder une situation" et qu'il y ait "une régularisation" mais "ça ne peut pas être tous les six mois ou toutes les années", selon lui.
"Le nationalisme c'est la guerre"
Interrogé sur le thème de la nation, abordé par sa concurrente Ségolène Royal, le candidat à l'investiture a estimé qu'"il ne faut pas qu'il y ait une dérive, une perversion ou une mauvaise interprétation de la nation". "La nation c'est la République" et "il ne faut pas dériver de la nation vers le nationalisme", car "le nationalisme c'est la guerre", a-t-il dit en citant l'ancien président François Mitterrand.
Enfin, il a estimé que dans la situation internationale actuelle d'une "absolue dangerosité" du fait du risque nucléaire en Corée du Nord et en Iran, "il faut à la tête de l'Etat une personne qui soit sage et calme" et qui dispose de "l'expérience des affaires internationales". Or, selon lui, on "constate parfois une espèce d'agitation" chez Nicolas Sarkozy. "Son portrait psychologique fait peur à beaucoup de monde par son caractère agité", a-t-il dit.
D'après agence
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