Jack Lang au 20h de TF1, le 2 octobre 2006 © TF1/LCIJack Lang a déclaré lundi qu'il renonçait à briguer l'investiture du Parti socialiste pour l'élection présidentielle. "Dans un esprit de discipline collective, je consens à accomplir ce sacrifice", a déclaré l'ancien ministre de la Culture lors du journal de 20h de TF1. "Mon obsession, c'est de faire gagner la gauche", a-t-il expliqué, précisant que le Premier secrétaire du PS François Hollande lui avait demandé de "ne pas ajouter à la confusion".
Le député du Pas-de-Calais n'a pas indiqué quel candidat il allait soutenir, se bornant à souligner qu'il "choisirait le moment venu" celui "qui incarnera le mieux une gauche authentiquement révolutionnaire". Il a souligné qu'il se donnerait "un peu de temps" avant de faire son choix. "Ma ligne de conduite c'est d'assurer l'unité des socialistes" et "éviter toute forme de déchirement", a-t-il ajouté.
Fortes pressions
Il a également expliqué qu'il avait discuté, avant de prendre sa décision, avec ses "amis du Pas-de Calais", Daniel Percheron, président de la région Nord-Pas-de-Calais, et Serge Janquin, premier secrétaire fédéral. Candidat déclaré depuis le printemps 2005, Jack Lang était soumis depuis plusieurs mois à de fortes pressions pour renoncer à se lancer dans la course.
Très populaire parmi les jeunes et favori des sondages avant l'arrivée dans la compétition de Ségolène Royal, le député du Pas-de-Calais est depuis tombé assez bas, plafonnant à 8% dans la dernière enquête d'opinion réalisée fin septembre auprès des sympathisants socialistes. Il est ainsi le seul des candidats en puissance à avoir eu des problèmes à obtenir les 30 signatures de membres du Conseil national nécessaires pour être candidat.
"Nous ne sommes pas des toutous"
Les partisans de Ségolène Royal ont multiplié récemment les injonctions pour le convaincre de se ranger derrière leur championne, au nom de l'unité du parti, confronté pour la première fois à de multiples candidatures. Lundi, Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections, faisait valoir qu'il serait plus utile que l'ancien ministre soutienne un autre candidat. Dès août, François Rebsamen, numéro 2 du parti qui s'est depuis déclaré pour Ségolène Royal, l'avait déjà invité - tout comme Dominique Strauss-Kahn - à se retirer de la course, suscitant une réaction vigoureuse de Jack Lang contre une telle "fatwa". "Nous ne sommes pas des toutous auxquels, sur un coup de sifflet, on pourrait intimer l'ordre de rentrer au chenil", avait lancé l'ancien ministre de la culture.
Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius ont annoncé leur candidature, dont le dépôt officiel doit être effectué avant mardi 15h. Les militants socialistes choisiront leur candidat le 16 novembre prochain, un second tour étant prévu le cas échéant le 23 novembre.
D'après agence
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