Jurys citoyens? "Outrancièrement populistes" pour Sarkozy

le 27 octobre 2006 à 18h45 , mis à jour le 27 octobre 2006 à 19h15

Lors de son audition mardi par la commission des Lois sur le budget, le président de l'UMP a fait référence à l'idée lancée par Ségolène Royal.

TF1/LCI : Nicolas Sarkozy au 20 heures de TF1, le 19 octobre 2006Nicolas Sarkozy au 20 heures de TF1, le 19 octobre 2006 © TF1/LCI

Il ne mâche pas ses mots. Nicolas Sarkozy a qualifié devant la commission des lois de l'Assemblée nationale "d'outrancièrement populiste" la proposition de Ségolène Royal de créer des jurys citoyens.

Lors de son audition mardi par la commission des Lois sur le budget de son ministère, Nicolas Sarkozy a fait référence implicitement à la candidate socialiste à l'investiture PS pour la présidentielle, mais sans la nommer. Il défendait alors devant la commission le versement d'une prime pour résultats exceptionnels versée aux fonctionnaires de police.

"Extrêmement choqué"

"Il est confondant qu'on ait pu qualifier de populiste la rémunération partielle des fonctionnaires au mérite quand on entend maintenant formuler une proposition - qui est elle outrancièrement populiste - d'instauration de jurys populaires tirés au sort pour juger l'action des élus", a déclaré le président de l'UMP.

"Les députés socialistes présents et moi-même avons protesté, en faisant valoir que la commission n'était pas le lieu", a rapporté, Emile Zuccarelli (PRG). Celui-ci s'est dit en outre "extrêmement choqué" par les attaques de l'UMP et du gouvernement contre Ségolène Royal, mardi lors de la séance des questions d'actualité. En réponse à Marc-Philippe Daubresse, le bras droit de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux (Collectivités territoriales) avait accusé la présidente de la région Poitou-Charentes de "s'attaquer à la République".

D'après agence


En Lozère, Sarkozy s'adresse à la France qui "ne casse rien"

Loin des banlieues, Nicolas Sarkozy, en déplacement en Lozère, s'est adressé vendredi à la France "qui ne casse rien", considérant qu'"il n'y a pas d'anniversaire" à célébrer, un an après le début des émeutes urbaines. "(...) Il y a une France qui est multiple et chacun doit se sentir considéré et respecté. Ce n'est pas parce qu'on ne brûle pas de bus qu'il n'y a pas de souffrance, d'inquiétude, de besoins, d'aspirations et de demandes", a affirmé le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, sur les marches de la Maison de pays à Rieutort-de-Randon. "L'Etat républicain ne peut pas se préoccuper uniquement de ceux qui se comportent mal, mais aussi de ces millions d'anonymes qui vivent sans rien demander et qui entendent être respectés", a poursuivi le ministre, devant de nombreux habitants et élus. Lors de sa visite, le ministre s'est rendu dans un café-bar, une boucherie, un bureau de poste, insistant sur leur rôle déterminant dans la vie des communes rurales. "Vous êtes une France qui respecte les services publics et il ne viendrait à personne l'idée d'aller brûler les services publics parce qu'on sait ici qu'ils sont la vie", a-t-il poursuivi à l'adresse des Lozériens présents. 

le 27 octobre 2006 à 18:45
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