Jean-Pierre Raffarin à la maison de la Chimie, Paris © TF1/LCIUne petite phrase de Jean-Pierre Raffarin en marge de la journée parlementaire de l'UMP, à la maison de la Chimie à Paris, a suscité des réactions lundi matin dans les rangs des députés. L'ancien Premier ministre a en effet estimé que Nicolas Sarkozy, probable candidat de l'UMP à la présidentielle, "devait quitter le gouvernement". Alors que l'AFP lui demandait à quelle date le ministre de l'Intérieur devait quitter le gouvernement, il n'a pas répondu.
Lundi dans une interview à Sud Ouest, l'ancien chef de gouvernement avait trouvé "normal qu'un candidat à l'élection présidentielle dise sa vérité", tout en posant la question de la compatibilité entre la liberté de parole du candidat probable de l'UMP et ses fonctions de ministre de l'Intérieur. "La difficulté aujourd'hui vient du fait qu'un ministre doit respecter une éthique de responsabilité et un candidat une éthique de conviction", avait-il dit, en se posant "donc la question du moment où Nicolas Sarkozy devra quitter le gouvernement pour pouvoir s'exprimer librement". Plus tard, dans les couloirs de la journée parlementaire, le sénateur de la Vienne a relativisé ses propos, estimant qu'il s'agissait d'un "coup de presse", conseillant aux journalistes de "regarder" son interview dans Sud-Ouest et affirmant qu'il "n'avait jamais dit cela".
"Choix ouvert"
Chez les proches de Nicolas Sarkozy, on cherchait à minimiser la suggestion de Jean-Pierre Raffarin. "C'est à Nicolas Sarkozy et à lui seul de juger, d'estimer, de jauger à quel moment il aura ce choix à faire", a déclaré le ministre délégué à l'Aménagement du territoire Christian Estrosi. Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, a lui estimé qu'il s'agissait d'un "choix ouvert". "Il y a d'autres exemples qui montrent qu'on peut être candidat à la présidentielle et dans un gouvernement, et d'autres qui montrent que certains ont préféré être exclusivement candidats", a-t-il ajouté.
De son côté, Claude Goasguen (sarkozyste) a souhaité que Nicolas Sarkozy "reste le plus longtemps possible". "Que Nicolas Sarkzoy soit ministre de l'Intérieur, ce n'est pas un handicap, bien au contraire, ça le met au contact des réalités (...) Je ne vois pas pourquoi on empêcherait Nicolas Sarkosy de parler parce qu'il est ministre de l'Intérieur. Il n'a pas du tout l'intention d'abandonner sa liberté de parole", a-t-il estimé.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




