Nicolas Sarkozy au 20 heures de TF1 © DRNicolas Sarkozy a sauté la barrière d'un chasse gardée présidentielle : la politique étrangère. Le président de l'UMP, toujours ministre de l'Intérieur et candidat à la présidentielle juge "contraire à la démocratie" de considérer les affaires internationales comme un "domaine réservé" au président de la République.
"Je demande, dit-il dans la revue Le Meilleur des mondes, que les tabous soient levés en matière de politique étrangère, je demande que le Parlement puisse en débattre et je conteste l'idée qu'un homme, quelle que soit sa fonction, demeure propriétaire de cette question." Et, comme on est jamais mieux servi que par soi-même, le patron de l'UMP passe à l'inventaire les grands dossiers internationaux du moment, n'hésitant pas au passage à fouler un autre domaine exclusif du Chef de l'Etat : la Défense.
"On se veut |
| Nicolas Sarkozy |
Souhaitant mettre sur la table la responsabilité de la Russie sur la Tchétchénie, la Georgie ou l'Ukraine et celle de la Chine sur ses prisonniers politiques, le candidat se dit également "partisan d'une France amie des Etats-Unis" et plus solidaire des Américains face aux tentatives de l'Iran et de la Corée du Nord de se doter de l'arme nucléaire. Quant au conflit en Irak, la France "doit s'impliquer dans la recherche" d'une solution et "tourner la page" sur l'intervention américano-britannique.
Concernant l'Europe, Nicolas Sarkozy estime que l'axe franco-allemand, "aussi indispensable soit-il, n'est pas suffisant pour relancer l'Europe", et réaffirme son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union. "Pour moi, l'européanité de l'Ukraine se pose beaucoup moins que celle de la Turquie. Pareil pour les Balkans", souligne-t-il. "Pour le reste, je soutiens sans ambiguïté nombre des initiatives de Jacques Chirac à l'international", conclut le ministre de l'Intérieur. Il juge "exemplaire" la position du chef de l'Etat français sur le Liban.
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