Nicolas Sarkozy en déplacement à Limoges © TF1/LCIL'UMP aborde cette nouvelle semaine en ordre dispersé, après un week-end qui a vu s'affronter avec une vigueur accrue chiraquiens et sarkozystes. La sortie de Jean-Louis Debré, dénonçant les '"attaques incessantes" de Nicolas Sarkozy à l'encontre du gouvernement et du président de la République, a provoqué une riposte immédiate des partisans de Nicolas Sarkozy - Christian Estrosi, ministre délégué à l'Aménagement du territoire, l'accusant notamment de vouloir "devenir mécanicien en chef de la machine à faire perdre".
La polémique s'est poursuivie ce lundi avec une nouvelle pique de Brice Hortefeux : le bras droit de Nicolas Sarkozy a ainsi dénoncé sur France 2 l'"acharnement" contre le président de l'UMP, en accusant ses détracteurs au sein du parti de "vouloir faire perdre le meilleur". Quant au principal intéressé, il a également attendu ce lundi pour réagir. "Les choses ne comptent qu'en vertu de l'importance qu'on leur accorde et je ne leur accorde aucune importance", a indiqué le ministre à son arrivée à Limoges où il effectuait un déplacement sur le thème des pôles de compétitivité.
Raffarin : "Ne comptez pas sur moi pour mettre de l'huile sur le feu"
Tranchant avec ces propos, Jean-Pierre Raffarin s'est voulu apaisant dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. "Je suis pacificateur. Ne comptez pas sur moi pour mettre de l'huile sur le feu", a répondu l'ex-Premier ministre aux questions sur les divisions internes à l'UMP. "La victoire aujourd'hui est trop incertaine pour se permettre n'importe quel écart", a-t-il averti, "par l'union, par le projet, essayons de la rendre possible. Pour l'élection présidentielle, ce serait avoir une attitude de division, que d'envisager des candidatures à la présidentielle qui passeraient en dehors du parti", a-t-il insisté, jugeant toutefois que cette règle ne s'appliquait pas au chef de l'Etat.
S'agissant de Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin a assuré que les Français "ne lui demandent pas d'intervenir dans le débat électoral". "Le Premier ministre s'occupe de la vie quotidienne des Français. Quand il entre dans le champ électoral, il s'affaiblit et il affaiblit sa fonction", a-t-il observé. Quant à Nicolas Sarkozy, "un bon ministre" qui "a fait un parcours remarquable", il lui a conseillé de quitter le gouvernement au moment d'entrer en campagne afin d'être "disponible pour les électeurs".
D'après agence
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