Dominique Strauss-Kahn invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 1er octobre 2006 © TF1/LCILa course est lancée, il s'agit maintenant de se démarquer. "Certains ont plus d'expérience, et d'autres ont plus de novation. Je pense que j'ai les deux", a affirmé dimanche Dominique Strauss-Kahn. Invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le député du Val d'Oise a estimé qu'il était "le point d'équilibre" dans la compétition interne pour désigner le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2007. "Si on pense que Ségolène Royal reflète un mouvement intéressant, mais peut-être pas suffisant pour l'emporter, alors il faut quelqu'un qui soit de la même génération et qui soit capable de porter le même espoir de renouveau", a-t-il ajouté. "En ce sens, je pense que j'ai plus de chances de l'emporter sur Ségolène Royal que n'en ont d'autres compétiteurs".
D'ici le vote des adhérents pour choisir le candidat, le 16 novembre, "les jugements, les appréciations des militants vont beaucoup changer" car "on va passer du virtuel à la situation réelle", a-t-il assuré. Interrogé sur le discours de Ségolène Royal à Vitrolles valorisant "la Nation" (en France, "le national et le social marchent ensemble", avait-elle dit), Dominique Strauss-Kahn a déclaré : "à l'exaltation de la Nation, je préfère celle de la République, parce que les deux mots ne portent pas les mêmes valeurs". Associer "national" et "social", cela "me gêne un peu", a-t-il dit, affirmant ne mener "aucun combat contre personne, à gauche".
"La dette est l'ennemie de la gauche"
L'ex-ministre de l'Economie et des Finances s'est par ailleurs prononcé pour "une politique fondée sur l'augmentation du pouvoir d'achat et la lutte contre la précarité". "Ce que je promets aux Français, c'est le changement du premier jour jusqu'au dernier jour", a-t-il martelé.
S'il est élu président de la République, Dominique Strauss-Kahn s'est fixé pour objectif de stabiliser le ratio dette/PIB, que la droite a laissé "exploser" depuis 2002. "Quand on est socialiste, quand on veut que l'Etat intervienne alors on doit être contre la dette (...). La dette est l'ennemie de la gauche car elle empêche l'Etat d'agir et donc la gauche doit être l'ennemie de la dette", a déclaré le présidentiable socialiste.
D'après agences
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