Strauss-Kahn estime être le "point d'équilibre"

le 01 octobre 2006 à 20h26 , mis à jour le 01 octobre 2006 à 20h56

Invité dimanche du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le candidat à l'investiture socialiste a notamment promis de lutter contre la précarité.

TF1/LCI - Dominique Strauss-Kahn invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 1er octobre 2006Dominique Strauss-Kahn invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 1er octobre 2006 © TF1/LCI

La course est lancée, il s'agit maintenant de se démarquer. "Certains ont plus d'expérience, et d'autres ont plus de novation. Je pense que j'ai les deux", a affirmé dimanche Dominique Strauss-Kahn. Invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le député du Val d'Oise a estimé qu'il était "le point d'équilibre" dans la compétition interne pour désigner le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2007. "Si on pense que Ségolène Royal reflète un mouvement intéressant, mais peut-être pas suffisant pour l'emporter, alors il faut quelqu'un qui soit de la même génération et qui soit capable de porter le même espoir de renouveau", a-t-il ajouté. "En ce sens, je pense que j'ai plus de chances de l'emporter sur Ségolène Royal que n'en ont d'autres compétiteurs".

D'ici le vote des adhérents pour choisir le candidat, le 16 novembre, "les jugements, les appréciations des militants vont beaucoup changer" car "on va passer du virtuel à la situation réelle", a-t-il assuré. Interrogé sur le discours de Ségolène Royal à Vitrolles valorisant "la Nation" (en France, "le national et le social marchent ensemble", avait-elle dit), Dominique Strauss-Kahn a déclaré : "à l'exaltation de la Nation, je préfère celle de la République, parce que les deux mots ne portent pas les mêmes valeurs". Associer "national" et "social", cela "me gêne un peu", a-t-il dit, affirmant ne mener "aucun combat contre personne, à gauche".

"La dette est l'ennemie de la gauche"

L'ex-ministre de l'Economie et des Finances s'est par ailleurs prononcé pour "une politique fondée sur l'augmentation du pouvoir d'achat et la lutte contre la précarité". "Ce que je promets aux Français, c'est le changement du premier jour jusqu'au dernier jour", a-t-il martelé.

S'il est élu président de la République, Dominique Strauss-Kahn s'est fixé pour objectif de stabiliser le ratio dette/PIB, que la droite a laissé "exploser" depuis 2002. "Quand on est socialiste, quand on veut que l'Etat intervienne alors on doit être contre la dette (...). La dette est l'ennemie de la gauche car elle empêche l'Etat d'agir et donc la gauche doit être l'ennemie de la dette", a déclaré le présidentiable socialiste.

D'après agences

le 01 octobre 2006 à 20:26
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10 Commentaires

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  • Vastre, le 02/10/2006 à 10h44

    Strauss-Kahn estime être le "point d'équilibre". Il est modeste. D'autres se prétendent "centre du monde".

  • Chris, le 02/10/2006 à 10h13

    J'ai toujours été un homme de droite convaincu, et pourtant j'avoue que DSK est réellement l'homme de gauche qui aurait pu me faire hésiter dans mes choix politiques. Je regretterais qu'il ne soit pas investi candidat socialiste. Intelligent, expérimenté, pas trop démagogique, une certaine prestance, de bonnes idées... Ceci dit, si c'est Royal, ce sera plus simple pour moi, et je resterai fidèle à l'UMP !

  • Le double-language, le 02/10/2006 à 10h12

    M. Strauss-Kahn, qui se présente comme un économiste, ne peut pas ignorer que la dette française est le résultat direct d'une fonction publique sur-dimensionnée. Réduire la dette, cela implique obligatoirement de supprimer plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires (ce qui est tout-à-fait faisable en améliorant l'organisation de la fonction publique et en supprimant les sur-effectifs et les organismes inutiles). Si M. Strauss-Kahn veut être crédible, il a le devoir de le dire plutôt que de se contenter de belles paroles creuses et de reporter sur le dos des autres les conséquences dramatiques de la politique socialiste. M. Strauss-Kahn, dites-nous combien de postes de fonctionnaires vous supprimeriez si vous étiez au pouvoir et les français pourront ainsi juger de votre crédibilité.

  • Pierre, le 02/10/2006 à 08h29

    Il a deja ete ministre et a participe a couler ce pays. Merci mais on a deja donne

  • Laurent, le 02/10/2006 à 07h54

    "La dette est l'ennemie de la gauche", trop marrante sa blague, il ferait mieux de s'occuper de l'ennemie de la France que de l'ennemie de son parti, ce type ne sera jamais président...

  • Ghp, le 02/10/2006 à 03h14

    Dsk est le meilleur des candidats socialistes mais il ne gagnera pas cette investiture car la majorité des barons du PS en on decidé autrement plus la couverture mediatique de segolène royal dsk atteindra je l'espere 25% ce qui lui permettra d'etre en 2em position pour pretendre au poste de premier ministre c'est dommage car il aurai fait un tres bon president qui aurai été craint et respecté par ses pairs et aurai tiré le pays vers le haut et redoré la fonction nous aurons sarko ou sego 2 populiste qui se s aurons fait elire par les medias qui par la suite leur voudrons etre remercier pour service rendu sans doute .............. donc dsk peut etre premier ministre d'une presidente despotique dans le travail , je le plaint car les incompetant font toujours retomber leur fautes sur leur collaborateurs c'est ce que fait segolène et elle ne changera pas alors de toute les manieres on à pas fini de rire ou de pleurer .

  • Garnier, le 01/10/2006 à 23h21

    Je ne pense pas!jospin aurait du continuer!mais s'il faut battre sarkozy,pas de probleme,il sera le point d'equlibre.

  • Antoine, le 01/10/2006 à 23h09

    Peut importe ce que pense DSK, le modérateur du dimanche de LCI roule pour Fabius !

  • Boum, le 01/10/2006 à 21h47

    L'arrogance de dsk est parfois désarmant... "Certains ont plus d'expérience, et d'autres ont plus de novation. Je pense que j'ai les deux" "En ce sens, je pense que j'ai plus de chances de l'emporter sur Ségolène Royal que n'en ont d'autres compétiteurs". et ne parlons même pas de sa comparaison avec la course hyppique de l'arc de triomphe, ni de sa métaphore sur le moteur (comprendre la croissance) cassé de la france... ni son dédains envers un journaliste, ainsi que sa prétention et sa démagogie. Il va réduire ou tout du moin équilibré le déficit du budget de l'état en se basant sur une croissance forte, il va augmenté le pouvoir d'achat, lutté contre la précarité, préparé l'aprés pétrole, lancé la deuxième ère du nucléaire qu'il annonce,encouragé l'innovation, réduire le chomage... en bref, que du concret et des propositions nouvelles... avec dsk, c'est sur, les choses vont changées...

  • Anne, le 01/10/2006 à 21h38

    Hé Dominique, Pour le point d'équilibre attention quand même au phénomène des chevilles qui enflent trop vite

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