© AFP/JOEL ROBINEFinalement, l'UDF aura son propre temps de parole. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a décidé vendredi de créer une nouvelle catégorie pour l'évaluation du pluralisme politique en vue des élections de 2007.
Il avait lancé, avant l'été, une concertation pour trouver une solution après le tollé provoqué par sa décision mi-juin de décompter le temps de parole de François Bayrou et des députés UDF dans celui de l'opposition parlementaire. Face aux critiques de cette dernière tout comme du parti centriste, le CSA avait dû retirer cette classification.
Casse-tête
Depuis 2000, le "principe de référence", inspiré de la "règle des trois-tiers" de 1969, réglemente le pluralisme politique. La règle est la suivante : les médias doivent respecter un équilibre entre le temps d'intervention des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire et celui des personnalités de l'opposition parlementaire, et un temps d'accès équitable doit en outre être accordé aux autres formations (non parlementaires).
Face au casse-tête de l'UDF, le CSA a donc créé une quatrième catégorie (une troisième au sein du Parlement) afin de décompter le temps de parole de membres de "formations parlementaires dont l'appartenance à la majorité ou à l'opposition n'est pas avérée". Réaction immédiate du PS : il n'acceptera en "aucun cas" que les temps de parole de la gauche soient réduits.
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