Les trois prétendants à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007 lors de leur premier débat télévisé © TF1/LCIRéactions au PS :
François Hollande, Premier secrétaire du PS :
"Le projet socialiste a été le grand vainqueur du débat, tout le monde y a fait abondamment référence".
Michel Rocard
"Le débat a été presque trop respectueux et ce formalisme est un peu lourd. Je crains qu'il n'ait d'ailleurs un peu lassé l'opinion, mais je craignais un débat encore plus morne. Mais c'était un bon débat, ils ont trois été très bons sur le plan du talent oratoire, mais Dominique Strauss-Kahn m'a semblé connaître mieux la matière dont il parle. Je l'ai trouvé plus convaincant que ses collègues. Ségolène Royal était plus extérieure au débat d'une certaine façon".
Claude Bartolone (fabiusien)
"Je pense que c'est vraiment un beau cadeau qui a été fait aux militants socialistes, en montrant que ce débat pouvait être organisé et qu'il pouvait être utile. On voyait bien qu'il y en avait un qui était vraiment candidat à l'élection présidentielle et à rien d'autre. Il a montré que l'économie devait être mise au service d'un projet de société, que ce projet de société pour être crédible devait s'appuyer sur des mesures précises et être bien formulé pour être capable de rassembler tous ces électeurs de gauche qui se sont réfugiés dans l'abstention ou qui se sont éloignés ces dernières années du parti socialiste".
Gilles Savary (porte-parole de Ségolène Royal)
"La démocratie française a passé un cap, pour la première fois on a des primaires publiques, organisées de façon très digne. Au-delà, on a constaté un changement de génération politique à gauche. On a vu une figure prodigue, Laurent Fabius, distribuant beaucoup de promesses magistrales, une figure technicienne rigoureuse, Dominique Strauss-Kahn, et une vision d'avenir pour la France nourrie des choses de la vie, sans concessions, un nouveau souffle".
Jean-Marie Le Guen (Strauss-Kahnien)
"On a de quoi être fier de ce débat, c'est à l'honneur du parti socialiste. Les Français qui, même s'ils ne partagent pas les idées du PS ont regardé ce débat, ont une certaine vision à la fois de l'action politique et du parti. On a eu trois logiques : Laurent Fabius c'est un peu l'Etat qui agit, Ségolène Royal c'est beaucoup la France des territoires et Dominique Strauss-Kahn c'est plutôt la France de l'avenir, c'est lui qui a la plus grande ampleur de vue et de profondeur au niveau de la méthode".
Réactions à l'UMP
"Les candidats à la candidature socialiste se sont livrés à un concours de banalités et de : y'a qu'à faut qu'on, dans un style convenu et auto-satisfait", a estimé l'UMP dans un communiqué. "Ces trois héritiers de la Mitterrandie et des années Jospin sont apparus plus que jamais enfermés dans les contraintes et les contradictions historiques de la gauche française. Après 100 minutes de monologues, on est toujours à la recherche de leurs idées de réforme. Le refus d'un vrai débat a certainement empêché une véritable confrontation d'idées".
D'après agence
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