Dominique de Villepin au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro © TF1/LCIDominique de Villepin n'a pas exclu dimanche que d'autres que Nicolas Sarkozy, issus de la famille UMP, puissent être candidats à la présidentielle de 2007. Les gaullistes ont "un héritage qui est de considérer que cette élection, c'est d'abord la rencontre entre un homme, une femme et le peuple français", a déclaré le Premier ministre au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. L'UMP accordera "non pas une investiture à un candidat" en janvier "mais un soutien financier. C'est son droit", a-t-il ajouté. "Si d'autres avaient le sentiment de pouvoir jouer un rôle, de pouvoir s'engager, eh bien ce choix pourrait être le leur", a ajouté le chef du gouvernement.
Le Premier ministre a toutefois évité de se mettre en avant en évoquant ainsi "d'autres candidats". La ministre de la Défense "Michèle Alliot-Marie est une femme de grand talent, qui a montré ses capacités dans le cadre du gouvernement", a-t-il ainsi indiqué. "Moi je respecte la liberté des uns et des autres". Réaffirmant vouloir "travailler au service des Français" et à l'unité de son camp jusqu'aux élections, il a estimé que lorsque le pays entrera début 2007 dans "une autre étape", celle des élections, "chacun d'entre nous devra prendre sa responsabilité. Je soutiendrai celui ou celle qui sera le mieux placé pour gagner, pour rassembler notre famille et pour défendre nos idées et nos valeurs", a-t-il dit, sans jamais citer le nom de Nicolas Sarkozy.
Réplique à Sarkozy sur la politique étrangère
Concernant ses relations avec le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin a commenté : "Ce sont de bonnes relations d'un chef du gouvernement avec l'un de ses ministres et par ailleurs président de l'UMP". Interrogé sur la popularité de Nicolas Sarkozy dans les sondages, il a répondu : "je me réjouis que nous ayons dans notre camp aujourd'hui un candidat qui soit salué par l'opinion. C'est une très bonne chose. Je me félicite", a-t-il continué, avant d'ajouter aussitôt que "nous ne sommes pas dans le temps de la présidentielle".
Ces "bonnes relations" n'ont toutefois pas empêché le Premier ministre de répondre vivement aux critiques de Nicolas Sarkozy sur la diplomatie française, exprimées notamment lors de son récent voyage aux Etats-Unis. "On peut tout dire de la diplomatie française dans cette période" de la guerre en Irak en 2003, "sauf de l'arrogance", a-t-il asséné. Réplique directe aux propos du ministre de l'Intérieur qui avait plaidé à Washington pour un "dialogue constructif", "sans arrogance", avec les Etats-Unis.
Avec la menace du veto de la France à l'Onu, "nous avons pris une responsabilité historique (...) et je crois que c'était une sage décision", a insisté le chef du gouvernement. "L'expérience dans ces domaines est irremplaçable", a lâché le Premier ministre dans une pique acerbe destinée à son ministre de l'Intérieur. "Je me définis par rapport à l'expérience qui est la mienne" d'ex-ministre des Affaires étrangères "et par rapport à mes convictions gaullistes": "il faut être vigilant (...) tant qu'on n'a pas connu de fonction dans ces domaines, il faut être attentif à bien réfléchir, à bien observer pour ne pas défaire ce que nous avons mis longtemps à construire".
D'après agence
| Fillon met en garde contre un nouveau 21 avril |
Interrogé dimanche soir au 20 heures de TF1 sur cette mention "d'autres candidats issus de la famille UMP", François Fillon, conseiller politique de Nicolas Sarkozy, a jugé : "Ce serait une faute grave." Et de poursuivre : "Qu'il y ait des candidats à la primaire au sein de l'UMP, c'est une bonne chose qui permettra au débat d'avoir une qualité". En revanche, "si des hommes et des femmes qui se réclament de l'UMP veulent être candidats à l'élection présidentielle", sans avoir le soutien du parti, "c'est la possibilité de voir se reproduire le 21 avril". |
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