Dominique de Villepin face aux députés UMP © TF1/LCILa hache de guerre entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy a semblé enterrée lundi lors de la journée parlementaire de l'UMP à Paris. Ainsi, le Premier ministre a lancé un appel à l'unité pour la victoire en 2007, rendant un hommage appuyé à l' "esprit de liberté" de Nicolas Sarkozy. "L'unité, c'est quoi ? Ce n'est pas un slogan, ce n'est pas un mot creux. C'est une exigence de tous les jours. Elle est faite de volonté et de respect de l'opinion des autres", a-t-il déclaré. "L'unité, ce n'est certainement pas l'alignement. C'est au contraire la capacité à laisser s'exprimer des voix diverses et à avancer par le dialogue", a-t-il insisté à l'unisson des autres intervenants. "Comme Nicolas, je crois à la confrontation des idées. Nicolas, je sais tout ce nous devons à votre engagement personnel pour la modernisation et le dynamisme de notre mouvement. Je connais votre détermination et votre esprit de liberté. Ce sont des atouts pour notre famille dans les échéances à avenir", a-t-il souligné, très applaudi par l'assistance.
Par ailleurs, Dominique de Villepin a promis d'apporter son "soutien" à "celui qui sera le mieux placé pour défendre" les couleurs de l'UMP et conduire la droite "à la victoire" à la présidentielle de 2007, sans toutefois citer le nom de Nicolas Sarkozy. La bataille "sera difficile" et "nous aurons besoin de chacun", a-t-il souligné. Le Premier ministre a d'autre part lancé une mise une garde à son camp : "ne précipitons pas les choses" car "la route est encore longue et ardue". Une formule rappelant celle de son prédécesseur, Jean-Pierre Raffarin, qui avait lancé en 2002 "la route est droite" mais "la pente est rude".
"Un bon Premier ministre"
Quelques minutes plus tôt, Nicolas Sarkozy n'avait pas tari d'éloges pour un gouvernement "qui a bien travaillé", obtenu une baisse du chômage et une croissance "qui fait envie en Europe" et rallié, selon lui, les autres pays européens à ses positions sur l'immigration. "Ça fait un bon bilan", a-t-il dit en présence du Premier ministre. "Ça fait un bon gouvernement et, ça ne me gêne pas non plus de le dire, ça fait un bon Premier ministre, cher Dominique". Il a rappelé que Dominique de Villepin et lui-même avaient conclu en 2005 à la nécessité de travailler ensemble "au-delà des différences, au-delà même des concurrences, au-delà des sentiments".
"Est-ce que cette analyse a changé aujourd'hui ? Non", a-t-il poursuivi. "Il est Premier ministre. Un jour peut-être, par extraordinaire, je peux être un candidat. Est-ce qu'il y a quelqu'un qui pense que nous serions assez sots pour imaginer que dans un pays de 62 millions d'habitants on n'a pas besoin de tout le monde pour gouverner et pour gagner ?" "C'est une question de réalisme et de lucidité", a ajouté Nicolas Sarkozy, sans manquer d'insister sur son propre bilan à la tête de l'UMP.
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