Michèle Alliot-Marie © TF1/LCIMichèle Alliot-Marie contre-attaque. La ministre de la Défense, qui a été sifflée jeudi lors de son discours devant le Conseil de l'UMP, affiche sa détermination dans un entretien au Journal du dimanche. "Je revendique ma liberté de parole et d'action, comme je la reconnais aux autres. Personne ne me fera taire", déclare-t-elle. "Je refuse les querelles de personnes (...) Je n'entrerai jamais dans le jeu de ceux qui jouent la division, les oppositions personnelles", ajoute-t-elle, estimant que "s'il doit y avoir des affrontements, ils doivent avoir lieu avec nos adversaires politiques naturels".
Des applaudissements, mais aussi des huées, avaient marqué la fin de son discours devant les responsables UMP réunis jeudi pour adopter leur programme pour la législature 2007-2012 et valider les investitures aux législatives. La ministre, qui a lancé en octobre l'association "Le Chêne" comme "club de pensée" au sein de l'UMP, avait notamment marqué sa différence avec Nicolas Sarkozy tant sur les institutions que sur la discrimination positive.
"Un hasard?"
Disant ne pas vouloir "penser que Nicolas Sarkozy est derrière" ces huées, elle s'interroge sur le fait que "ces manifestations hostiles venaient de deux ou trois endroits bien précis de la salle. Est-ce un hasard ?"
Estimant que la diversité au sein de l'UMP doit "alimenter nos propositions, les enrichir", elle affirme : "notre fonctionnement ne doit jamais aboutir à un compromis qui ferait de nos propositions un filet d'eau tiède, encore moins tourner à des règlements de comptes sur fond de rivalités personnelles. Cela demande de la franchise et le respect de chacun". Michèle Alliot-Marie rappelle qu'elle se prononcera sur son éventuelle candidature à l'élection présidentielle "au début de l'année prochaine". "Je n'ai aucune raison de changer ce calendrier. D'ici là, je veux faire vivre le débats d'idées au sein de ma famille politique", ajoute-t-elle.
D'après agence
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