François Bayrou lors du discours de clôture du conseil national de l'UDF, le 12 novembre 2006 © TF1/LCIFrançois Bayrou a dénoncé dimanche "la politique du bouc émissaire" de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, en réprouvant leurs critiques des enseignants et des juges. "C'est très populaire, hélas, d'attaquer les enseignants", a déclaré le futur candidat à la présidentielle, ancien ministre de l'Education, dans son discours de clôture du conseil national de l'UDF.
"C'est devenu le sport à la mode, évidemment de la part de gens qui ne tiendraient pas, devant les classes que nous avons aujourd'hui, la moitié des 20 heures de cours qui sont requises", a-t-il ajouté, faisant référence aux récentes critiques de Ségolène Royal sur le temps de travail des enseignants.
"C'est très facile d'attaquer les juges", a poursuivi François Bayrou, visant cette fois Nicolas Sarkozy. "C'est toujours la même manière de flatter l'opinion, de la caresser dans le sens du poil, de la dresser contre l'autorité, au lieu de la restaurer dans sa responsabilité, dans son intelligence, dans sa conscience", a-t-il dit. François Bayrou a également dénoncé "la plus vaste opération de bourrage de crâne qui ait jamais été mise en oeuvre depuis des décennies, avec des moyens puissants, qui martèle comme un tam-tam les noms jumeaux de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal, avec leur vénération devant les sondages, chacun dans leur dérive, mais leur dérive si semblable".
"Une démarche politique nouvelle"
"Je veux que nous restaurions pour la France, face à la démocratie agenouillée devant l'opinion, la démocratie de conviction", a-t-il déclaré, très applaudi par les quelque 2000 participants. Selon le président de l'UDF, "ces deux candidats prétendument rivaux, ils ne sont pas un duel, ils sont un duo". Il a notamment dénoncé la "légèreté avec laquelle" l'un et l'autre "ont considéré que la carte scolaire devait être jetée aux orties". "Je n'ai pas envie qu'il n'y ait que Le Pen pour échapper à leur duo. Parce que restaurer la République, ce n'est pas l'affaire des extrêmes qui n'aiment pas la République, c'est l'affaire des républicains", a déclaré le député des Pyrénées-Atlantiques.
"Il faut une démarche politique radicalement nouvelle", a-t-il plaidé. "Il faut choisir le rassemblement", a-t-il ajouté en prônant de nouveau "une démarche d'union nationale, une démarche de rassemblement des femmes et des hommes venus de bords différents".
D'après agence
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