Jacques Chirac au sommet franco-espagnol de Gérone, en Espagne, le 16 novembre 2006 © TF1-LCILe président conserve la ligne de conduite qu'il s'est imposée : il ne dira pas avant le premier trimestre 2007 s'il est candidat à sa propre succession. Mais, face aux nouvelles interrogations suscitées par l'interview de Bernadette Chirac la veille, le chef de l'Etat a dû le redire jeudi. "Ne comptez pas sur moi pour participer à l'agitation politicienne et parfois médiatique", a-t-il averti depuis le sommet franco-espagnol de Gérone, en Espagne, répétant : "Je suis avec le gouvernement totalement mobilisé pour l'action conduite au service des Français, c'est ma seule préoccupation, ma seule réflexion". Sa réponse n'a donc "rien d'urgent".
Son épouse Bernadette avait affirmé, dans une interview diffusé mercredi sur le site internet du Nouvel Observateur, que "la messe n'était pas dite" pour la présidentielle et qu'elle voyait tout à fait bien son mari -qui est "en pleine forme"- aller au Conseil constitutionnel, où siègent les anciens présidents de la République, mais "dans cinq ans ! Vous m'entendez. Dans cinq ans". D'autres proches de Jacques Chirac ont récemment émis à plusieurs reprises l'hypothèse d'une nouvelle candidature du président, en cas de grave crise internationale.
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