Jean-Marie Le Pen en déplacement à Calenzana (Corse) © TF1/LCISondages aidant, l'ambiance devrait être détendue. Le Front national se réunit jusqu'à dimanche au Bourget, en Seine-Saint-Denis. Un grand rassemblement de trois jours pour soutenir la candidature de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle où les organisateurs attendent jusqu'à 20.000, voire 30.000, personnes. Cette "convention présidentielle", premier rassemblement du genre, sera suivie d'une seconde à Lille lors de l'accélération de la campagne, en février.
La convention, qui remplace la traditionnelle fête BBR (Bleu, blanc, rouge) de septembre, aura des aspects studieux : au moins 17 forums thématiques "regroupant les aspects du programme sur lesquels planche l'équipe de campagne de M. Le Pen", selon Jean-Michel Dubois, grand ordonnateur des rassemblements frontistes.
L'animation a aussi été soignée avec "une place de choix aux saveurs de nos terroirs", des soirées festives, sans oublier la religion, avec une messe dominicale à 10h. Le leader du FN prononcera son discours dimanche à 16h, pour clore la convention. "Je vais tracer le cadre de ma campagne, en donner les grands thèmes", souligne Jean-Marie Le Pen, précisant toutefois qu'il n'y aura "rien d'extraordinairement nouveau". Pour sa 5e campagne présidentielle, il estime en effet qu'il n'a pas vraiment à innover pour attirer de nouveaux électeurs. "Ce n'est pas moi qui vient vers eux, ce sont eux qui viennent vers moi. Je veux leur montrer qu'ils pensent ceci ou cela, et qu'il faut qu'ils osent franchir le pas du vote", explique-t-il.
17% d'opinions favorables
Une fois de plus, le président du Front national devrait dresser un tableau sombre d'une France au bord du chaos, que seul un "changement radical", un "sursaut" pourrait sauver. "Je sens une grande inquiétude du pays, dans toute ses fibres", dit-il.
Le président du Front national devrait également aborder la question des parrainages présidentiels, ne manquant pas une occasion de dénoncer la publication des noms des maires qui acceptent de signer pour lui. "Ce système ne sert ni le bon fonctionnement des institutions, ni la démocratie", estime-t-il. Vendredi, il a déploré que les responsables UMP "ne raisonnent qu'en fonction de leurs intérêts stratégiques personnels". Selon lui, "les déclarations contradictoires du chiraquien Mariton et du sarkozyste Novelli (ainsi que de Bernard Accoyer)" accréditent la thèse selon laquelle l'Elysée souhaiterait "tout faire pour m'empêcher de me présenter".
Selon un sondage TNS Sofres publié cette semaine, Jean-Marie Le Pen bénéficie, avec 17% d'opinions favorables, d'une cote de popularité nettement plus forte qu'il y a 5 ans à la même époque. Les enquêtes d'opinion lui donnent jusqu'à 15% d'intentions de vote au premier tour, niveau également nettement supérieur à celui constaté fin 2001.
D'après agence
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