Dominique de Villepin devant le 89e congrès de l'Association des maires de France le 22 novembre 2006 © TF1-LCILe Premier ministre a pris mercredi, devant le 89e congrès de l'Association des maires de France, le contre-pied du ministre de l'Intérieur sur deux sujets : celui de la loi sur la délinquance et celui du calendrier des municipales, prévues en 2008. Alors que certains sarkozystes voudraient qu'elles aient lieu à l'automne 2007, il a redit son hostilité à toute modification du calendrier.
Dominique de Villepin s'est aussi dit opposé à la suppression de l'excuse de minorité (peine divisée par deux pour les mineurs de 16 à 18 ans), alors que Nicolas Sarkozy voudrait inscrire à son projet l'idée que les mineurs soient traités pénalement comme des majeurs. Il a en revanche estimé qu'il était "normal" que la récidive soit "prise en compte dans les peines prononcées à l'encontre des délinquants". Ainsi, "la solution que nous avons trouvée avec Nicolas Sarkozy et Pascal Clément, est que le juge n'ait plus besoin de motiver la suppression de l'excuse de minorité en cas de récidive et d'acte violent", a-t-il indiqué. Cet amendement a été accepté mardi par la commission des Lois de l'Assemblée nationale.
Villepin ne croit pas à la discrimination positive
Dominique de Villepin a aussi tenu à rassurer les maires inquiets face aux projet de loi de Nicolas Sarkozy qui prévoit qu'ils soient les "pivots" de la prévention de la délinquance. Le chef du gouvernement leur a affirmé que l'Etat ne se "déchargerait" pas sur eux. L'Etat "ne vous demande pas de punir ou de réprimer à sa place", a-t-il déclaré. "Ce que nous voulons, c'est vous permettre d'être mieux armés pour exercer un rôle de médiation sociale", a expliqué le chef du gouvernement, "parce que vous êtes les premiers interlocuteurs de nos concitoyens, des enseignants, des travailleurs sociaux et de tous ceux qui sont confrontés à la montée de la violence des mineurs".
Le Premier ministre a également répété mercredi ne pas "croire" à la discrimination positive, "un chemin sans issue, en particulier dans un pays aussi attaché au mérite et à l'égalité". "C'est peut-être un raccourci pour répondre à une attente dont nous sommes tous d'accord pour dire qu'elle est urgente", a-t-il avancé invitant les maires à poursuivre "sans relâche la lutte contre les discriminations".
Faut-il y voir un simple problème d'agenda chargé plutôt qu'un autre sujet de désaccord ? C'est ce qu'avance l'entourage du Premier ministre pour expliquer son absence ce mercredi soir au bureau politique de l'UMP, consacré aux modalités de désignation du candidat que l'UMP soutiendra en 2007 (lire notre article). Des modalités que le chef du gouvernement n'approuve pas...
| Royal : Le texte Sarkozy est "proprement incohérent" |
A suivre jeudi à 20h sur TF1 : Nicolas Sarkozy invité du JT
Retour MYTF1
Chargement en cours...




