Emmanuelli appelle à la "cohérence du dispositif"

le 19 novembre 2006 à 20h51 , mis à jour le 19 novembre 2006 à 21h10

Invité dimanche du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le député des Landes a rappelé qu'en 1981, "François Mitterrand avait fait sa campagne avec le PS".

TF1/LCI - Henri Emmanuelli invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 19 novembre 2006Henri Emmanuelli invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, le 19 novembre 2006 © TF1/LCI

Henri Emmanuelli a estimé dimanche que "la condition" de la victoire de la gauche en 2007, "c'est la cohérence du dispositif" de la campagne présidentielle. "Il appartient au Premier secrétaire (François Hollande, ndlr), il appartient à la candidate (Ségolène Royal, ndlr) de mettre en place" ce dispositif, a déclaré le député PS des Landes, invité du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Henri Emmanuelli a ainsi rappelé qu'en 1981, "François Mitterrand avait fait sa campagne avec le PS". "Malheureusement, en 2002, on a dissocié largement l'équipe de campagne et le Parti socialiste (...) Beaucoup de militants se sont retrouvés en quasi 'stand by', ils ne savaient pas quoi faire", a-t-il ajouté. Le député des Landes a insisté sur le fait que la désignation de Ségolène Royal pour être la candidate du PS à l'Elysée est "le début de la bataille". "Elle est devant nous et elle n'est pas gagnée", a-t-il dit.

"Sincère, déterminée, authentique"

"Je ne voudrais pas que le PS prenne l'habitude de confondre les batailles internes avec les vraies batailles qui se livrent devant l'opinion publique", a-t-il ajouté. Il a rappelé à ce propos la satisfaction du PS au lendemain du référendum interne sur la Constitution européenne - lorsqu'en décembre 2004 les militants avaient majoritairement voté oui - et la victoire du non le 29 mai 2005.

Henri Emmanuelli, qui était partisan de Laurent Fabius, a indiqué que le succès de Ségolène Royal s'expliquait notamment par son "langage direct" et "iconoclaste" sur un certain nombre de sujets. Il a conseillé à la candidate socialiste "de se méfier de ses intuitions mais de ne surtout pas les oublier".

L'ancien président de l'Assemblée nationale a estimé que Nicolas Sarkozy, qui "n'aime pas le débat", allait "être surpris" par la présidente de la région Poitou-Charentes. "Il va trouver une interlocutrice sincère, déterminée, authentique. Cela ne va pas être facile pour lui et je pense qu'il le sait", a-t-il jugé.

D'après agence

le 19 novembre 2006 à 20:51
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