Jean-Pierre Chevènement était l'invité du 20h de TF1 lundi 6 novembre 2006. Il y a annoncé sa candidature à la présidentielle © TF1-LCIJean-Pierre Chevènement n'a pas exclu lundi de se retirer de la course si Jean-Marie Le Pen avait des chances, comme en 2002, d'empêcher un candidat de gauche d'accéder au second tour. "Si Le Pen obtenait par malheur ses parrainages, ce qu'on ne doit pas souhaiter, et s'il paraissait en mesure d'empêcher un candidat de gauche au deuxième tour, je préconiserais la réunion de tous les candidats de gauche", a affirmé M. Chevènement lors d'une conférence de presse au Théâtre Dejazet à Paris, en présence de quelque 300 supporters. "Dans cette hypothèse, je prendrai ma responsabilité et j'attends que chacun prenne les siennes", a ajouté le président d'honneur du MRC. Il a ajouté qu'on ne pouvait pas, à ce stade, "préjuger de la configuration" du premier tour de la présidentielle.
Le maire de Belfort a souligné aussi qu'il se désisterait pour le candidat de gauche le mieux placé au second tour : "La règle de désistement au second tour doit s'appliquer à tous", a-t-il dit. Comme il était interrogé sur les appels du pied lancés par Ségolène Royal et Laurent Fabius, il a reconnu être "sensible au ton de Ségolène Royal et de Laurent Fabius qui contraste heureusement avec ceux des dirigeants socialistes" qui "m'ont transformé en bouc-émissaire de leur échec" en 2002.
Interrogé sur ses points de convergences avec les présidentiables socialistes, il a souligné qu'il partageait le point de vue de Laurent Fabius sur "le gouvernement économique de la zone euro", mais "pas sur la réintroduction des deux premières parties de la Constitution européenne. Il s'est dit "assez d'accord sur la question de la délinquance des mineurs et de la Nation républicaine" avec Mme Royal. En revanche, avec Dominique Strauss-Kahn, la convergence "sera plus difficile car il est plus libéral", a-t-il dit.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




