La Une de Libération après la désignation de Ségolène Royal comme candidate du PS à la présidentielle © TF1/LCILes éditorialistes de la presse quotidienne saluent encore ce samedi la victoire de Ségolène Royal, "l'icône", "l'héroïne radieuse" qui a "ringardisé ses adversaires" et prédisent un rude combat à son futur adversaire à la présidentielle. L'éditorial du Monde souligne comme d'autres que "Ségolène Royal a bâti sa popularité sur sa singularité, sa différence, voire sa rupture avec la vieille maison socialiste". "Une nouvelle page de l'histoire du PS a été tournée et ses éléphants sont désormais condamnés à la retraite ou à la figuration" insiste Jean-François Montémont du Courrier Picard.
Gérard Dupuy dans Libération, est seul à évoquer son autre différence, son âge : "dans un paysage politique volontiers gérontocratique (...) ses 53 ans ont été un atout qu'elle partagera désormais avec son principal adversaire, Sarkozy". Nicolas Beytout souligne également la force de Ségolène Royal: "Aucun d'entre eux n'a trouvé la faille, au contraire : plus ils la critiquaient et plus elle se renforçait". Mais l'éditorialiste du Figaro prévoit que "la machine à gagner s'enrayera", et il ajoute que "la droite pourra gagner, sauf bien sûr si, comme trop souvent dans le passé, sa propre machine à perdre s'est emballée."
Royal et Sarkozy, des candidats de "rupture"
Jules Clauwaert de Nord Eclair qui évoque "l'héroïne radieuse" et sa "main de fer dans un gant de velours", affirme que "dans le duel qui l'opposera finalement à Nicolas Sarkozy, ou à tout autre, elle ne mettra plus de gant du tout pour donner la réplique". Dans l'Humanité, Pierre Laurent, note pour sa part que "Ségolène Royal a gagné la bataille chez les militants du PS. Elle n'a pas gagné la bataille chez électeurs". S'il pense que le positionnement de la candidate sur certains thèmes "ouvre un espace aux antilibéraux", Philippe Waucampt du Républicain Lorrain se demande si "la campagne royaliste les ringardisera comme cela vient de se produire de manière aussi réjouissante pour les caciques socialistes."
Plusieurs autres éditorialistes prédisent des jours difficiles au patron de l'UMP: comme Jean-Marcel Bouguereau qui dans La République des Pyrénées écrit qu'à la place de Sarkozy, il se ferait du souci. "En même temps qu'elle ringardise les éléphants du PS, elle pourrait bien, avec sa force tranquille, démonétiser notre très agité ministre de l'intérieur", prédit-il. Pour Sud-Ouest, Bruno Dive ironise : "Si le ministre de l'Intérieur ne veut pas voir son scalp rejoindre ceux de ses pairs socialistes, il va lui falloir jouer finement". Enfin Jacques Camus dans La République du Centre estime que Royal et Sarkozy sont des candidats de "rupture" mais prévient le second qu'il serait "bien inspiré de se méfier" car "il ne sera pas facile de faire dérailler la locomotive Royal !"
D'après agence
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