Michèle Alliot-Marie et Nicolas SArkozy se sont opposés sur deux sujets lors du Conseil de l'UMP, le 16 novembre 2006 © TF1-LCIC'est un Conseil national de l'UMP mouvementé qui a débuté mercredi matin, alors que élus étaient réunis pour valider le projet et les investitures pour 2007 (Voir la vidéo). La ministre de la Défense, qui laisse planer le doute sur sa candidature, s'est prononcé "contre la discrimination positive" défendue par Sarkozy. Elle lui reproche de faire "passer l'appartenance à une communauté avant la prise en considération des besoins de la personne". La ministre de la Défense a aussi critiqué ceux qui ont "braqué" la jeunesse. "Trop souvent, nous avons laissé s'insinuer l'idée qu'un jeune était un délinquant en puissance ou en devenir. Nous devons écouter la jeunesse et lui rendre confiance en la politique", a-t-elle lancé alors que des sifflements se faisaient entendre.
"Ne pas confondre les jeunes et le jeunisme"
Peu après, le président de l'UMP a répondu à la ministre de la Défense : "je ne confond pas la place faite aux jeunes et le jeunisme, quand un jeune se comporte comme un délinquant. Ce n'est pas parce qu'un délinquant est jeune qu'il en est moins délinquant". Quant à la discrimination positive : "C'est bien beau de continuer à aligner les discours sur l'égalité des chances en total décalage avec la réalité". Nicolas Sarkozy s'était auparavant dit favorable à deux idées de Michèle Alliot-Marie : organiser des "conférences de la cohésion sociale" et mettre sur pied, avec lui, une convention de l'UMP sur la défense, qui aurait lieu en janvier.
Debré et Ollier au secours
Après ce duel, le président de l'Assemblée Jean-Louis Debré et le député Patrick Ollier ont pris la défense de la ministre de la Défense. Jean-Louis Debré a dit avoir quitté sa ville d'Evreux pour rejoindre le Conseil de l'UMP après avoir "entendu à la radio" que Michèle Alliot-Marie y avait été victime de sifflets "organisés", ce qui "n'est pas acceptable". "Quand on veut rassembler, il y a des choses qui ne se font pas", a-t-il estimé. Quant à Patrick Ollier, il a expliqué la démarche de Michèle Alliot-Marie : elle "souhaite le débat à l'intérieur du parti, c'est pour ça qu'elle était venue dire sa différence". Nicolas Sarkozy avait affirmé peu avant : "La division et les règlements de compte ont conduit aux défaites que l'on connaît". Patrick Ollier a jugé "la manière dont le président de l'UMP lui a répondu pour le moins discourtoise".
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