Jean-Marie Le Pen lors de son discours de clôture de la convention du FN au Bourget, le 12 novembre 2006 © TF1/LCIFidèle à lui-même, Jean-Marie Le Pen n'a pas mâché ses mots. Le président du FN a brocardé dimanche, devant plusieurs milliers de ses partisans réunis au Bourget, "Sarko la girouette et Ségo la gaffeuse", et accusé la classe politique de plagier son programme.
"Sacré Sarko, atlantiste en Amérique pour plaire à ses mentors, tiers-mondiste au Sénégal pour doubler Ségolène... et Français de retour en France sitôt qu'il chute dans les sondages", a-t-il déclaré, devant un public enthousiaste. "Fabius le comparaît à un caniche mais il a tort, comme animal politique il tiendrait plutôt du caméléon", a-t-il poursuivi, avant de s'en prendre à Ségolène Royal "qui en fait le moins possible", pour ne pas montrer les mêmes "incohérences" que le président de l'UMP. "C'est Lady Nunuche ou la fée Gribouille" qui "se tait, déjà échaudée par ses multiples bourdes", a déclaré Jean-Marie Le Pen.
"Je suis l'homme du changement"
"En politique, le seul sondage qui vaille, c'est les urnes", a-t-il martelé, défendant ses sujets de prédilection, notamment la préférence nationale ("le Français, même SDF, doit avoir plus de droits que l'étranger, aussi brillant et sympathique soit-il", a-t-il affirmé) et la souveraineté hexagonale.
Jean-Marie Le Pen s'est également félicité que "tous à gauche, comme à droite s'accordent enfin sur notre diagnostic" de la nécessité d'un "redressement national". Mais "moi, et moi seul (...) suis l'homme du changement et non de la rupture bidon", a-t-il déclaré.
D'après agence
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