Patrick Devedjian UMP Sarkozy © LCIDevedjian : Royal "prend un peu d'avance"
Interrogé vendredi sur LCI, le conseiller politique de Nicolas Sarkozy a reconnu que la candidate socialiste avait désormais une avance dans le calendrier de la campagne présidentielle. "Pour nous, il n'y a pas de temps à perdre", a-t-il ajouté. Il estime que la large victoire de Ségolène Royal n'était pas "franchement une surprise". Il a fait remarquer que son succès "témoigne du déplacement global de la société française vers la droite. Pour la première fois, le pouvoir au Parti socialiste se prend par la droite".
Jean-Marie Le Pen : "Ca ne changera pas grand chose"
"C'est une victoire des royalistes, que je salue au passage... Ca ne changera pas grand-chose, a dit le président du FN sur France 2. Mme Royal ne peut pas apporter quelque chose de nouveau dans un appareil du parti socialiste qui la contraindra à respecter le choix du parti. Elle essaiera de s'évader (...) mais le poids du parti est tel qu'il lui imposera ses volontés".
Jean-Pierre Raffarin : "elle a réussi, mais ça ne suffit pas"
L'ancien Premier ministre a salué vendredi la "belle performance personnelle" tout en estimant qu'elle "présente des risques" pour le PS. "Au PS, c'était la plus nature, pas la plus sécure", a-t-il affirmé sur Europe 1. Selon lui, Ségolène Royal "est une sorte de présidente virtuelle". "Maintenant la campagne va révéler sa nature, ses vraies capacités. De deux choses l'une, ou elle sera capable, ou elle ne sera pas", a-t-il dit. "En termes d'image, elle a réussi, mais ça ne suffit pas".
Philippe de Villiers : "Barbie au pays des soviets"
Le président du Mouvement pour la France a qualifié Ségolène Royal de "Barbie au pays des soviets" qui "cache un projet véritablement socialiste".
Luc Chatel et Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP (dans un communiqué) : "Ils ont massivement fait le choix du vote utile. La droite et le centre doivent en tirer les leçons". Il est "grand temps" désormais pour l'UMP "d'engager la procédure" de choix de son candidat. Les militants du PS ont "choisi de se rassembler autour de la candidate qui leur apparaît la plus à même de concurrencer Nicolas Sarkozy".
François Bayrou : "M. Menucci (ndlr : président du groupe socialiste à la mairie de Marseille) a dit quelque chose qui est : ‘Ségolène Royal c'est formidable, ça va permettre de battre la droite' et à droite on entend ‘il faut battre la gauche' (...) La question n'est pas battre l'un et l'autre, c'est dépassé. La question c'est rassembler, si on peut, les forces que tout le monde a, pour que la France retrouve quelque chose qui soit de la santé d'aplomb".
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