Ségolène Royal en Une de Libération après sa victoire aux Primaires du PS © TF1/LCI"Les sondages ne se sont pas trompés : la candidate a su conquérir les militants comme elle avait emporté l'adhésion des sympathisants", estime Alexis Brézet dans Le Figaro. Pour lui, "Ségolène Royal sera pour la droite un adversaire redoutable." Dans Libération, Jean-Michel Thénard, estime qu'avec la désignation de Ségolène Royal "une femme est enfin en mesure de l'emporter à la présidentielle". Mais, souligne-t-il, "le plus dur commence pour Ségolène Royal. La responsabilité qui lui échoit est grande, c'est celle de chef de file de la gauche. A elle maintenant de raccommoder son parti divisé et de rassembler au delà du PS".
Nombreux sont ceux qui, en province, soulignent aussi la rupture avec le passé, tel Jean-Christophe Giesbert dans La Dépêche du Midi qui constate que "l'envie de renouveau a été si forte que le "parti des professeurs" ne lui a même pas fait payer cette vidéo sournoise dans laquelle elle invitait les enseignants à travailler davantage." Dans L'Alsace, André Schlecht rappelle les propos machistes et attaques de ses adversaires et pense que " Ségolène Royal pourrait ainsi redevenir dans les prochaines semaines celle qu'elle avait été dans l'euphorie des dernières élections régionales : la Zapatera, allusion au Premier ministre espagnol qui mena la gauche au pouvoir."
Imposer ses propres thèmes
"En tout cas, il est une erreur qu'il ne faudra plus jamais commettre désormais: c'est de sous-estimer Ségolène Royal", commente Jacques Camus de La République du Centre. Oliver Picard des dernières Nouvelles d'Alsace fait partie de ceux, nombreux également, à souligner "l'aisance avec laquelle la présidente de Poitou-Charentes a surmonté les obstacles pas toujours réguliers qui ont été dressés devant elle". Pour certains les coups bas lui ont même rendu service. Tel Michel Vagner dans L'Est Républicain "Les coups tordus, les vilaines manières des derniers jours n'y ont rien changé, au contraire. Peut-être même ont-ils influencé les hésitants en faveur de la présidente de la région Poitou-Charentes".
Ses adversaires ont eu beau tenter de minimiser son sens politique, beaucoup constatent comme Bruno Dive de Sud-Ouest qu'elle "a surtout imposé ses propres thèmes tout au long de la campagne, forçant ses rivaux à se positionner par rapport à elle." Dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau, fait chorus "elle pose les bonnes questions et ses propositions ont été, tout au long de cette pré campagne, au centre du débat politique. Qu'ont apporté les autres candidats ? Vous souvenez-vous d'une seule question mise en débat par Fabius ou par DSK ?"
(D'après agence)
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