Royal dénonce le machisme de ses adversaires

le 14 novembre 2006 à 07h54 , mis à jour le 14 novembre 2006 à 09h08

Lors de son meeting de lundi soir à Paris, la candidate socialiste a exhorté les militants à "ne pas avoir peur des idées nouvelles".

Ségolène Royal lors de son dernier meeting avant le vote des militantsSégolène Royal lors de son dernier meeting avant le vote des militants © TF1/LCI

Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a donné lundi soir son dernier meeting avant le vote des militants, jeudi. Elle a demandé aux quelque 1500 militants réunis au gymnase Japy, de "ne pas avoir peur des idées neuves". Dans une ambiance exaltée, elle a abordé ses thèmes préférés, des jurys citoyens à la démocratie participative, du syndicalisme de masse à l'ordre juste, avec quelques coups de griffe à ses adversaires, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn. "A trois jours du vote, je sens comme la montée de quelque chose de fort", je sens comme un parfum de mai 81", a-t-elle lancé, interrompue sans cesse par des vivats.

Avec aplomb, elle a repris un à un des thèmes qui ont suscité la polémique. "Ce n'est pas perdre sa crédibilité que de dire que les 35h ont eu des effets secondaires pervers qu'on ne pouvait pas prévoir", a-t-elle lancé. A propos des jurys-citoyens, elle a affirmé en riant : "Mais non, je ne vais pas couper la tête des élus (...) ! Ce n'est pas parce qu'on fait plus de démocratie participative que la démocratie représentative est menacée !". Evoquant de façon allusive la vidéo d'Angers, où elle s'en prenait aux cours de soutien privés donnés par les enseignants, elle a fait valoir que les enfants devaient pouvoir "recevoir le soutien de cours individuels gratuits, oui, gratuits, car c'est la condition de la réussite scolaire pour tous".

Critique ses "compétiteurs"

Et critiquant "les formules rabâchées pour effets de tribune", elle s'en est prise à ses "compétiteurs", sans les nommer. Elle a ainsi repris une phrase attribuée à Laurent Fabius par le journal Libération, qui aurait dit à propos de son entrée en campagne : "mais qui va garder les enfants ?".

Elle a accusé Dominique Strauss-Kahn d'avoir dit, après le débat sur les questions internationales, qu'elle "aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de lire ses fiches-cuisine". Toujours sans le nommer, elle a reproché aussi à ce dernier, quand elle était ministre de l'environnement et lui ministre de l'industrie, d'avoir refusé ses demandes d'investissements dans les énergies renouvelables, en disant : "tout ça ce sont des sujets de fille, ce n'est pas très important !".

(D'après agence)

le 14 novembre 2006 à 07:54
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