La Une du Parisien Dimanche : François Hollande, "Ségolène et moi..." © TF1/LCI"Ma responsabilité, c'est de le faire gagner". Pas d'ambiguïté possible pour François Hollande, quand il s'exprime ainsi dans les colonnes du Parisien dimanche : ce dont il parle, c'est bien du parti socialiste, dont il est et reste le premier secrétaire. Rappelant que la "logique" aurait voulu, de par sa fonction, qu'il soit candidat à la candidature du PS pour la présidentielle, il précise : "Je ne me suis pas déterminé par rapport à la relation que j'ai avec Ségolène Royal. Si je n'avais pas eu le sentiment qu'elle pouvait gagner en mai 2007, j'aurais pu faire un autre choix. Je me suis déterminé par rapport à ce que je pensais être l'intérêt du PS".
S'il estime que la candidature d'une femme a joué "dans la curiosité et l'intérêt qu'elle a pu susciter", il juge qu'on "ne peut pas identifier une candidature à la présidence de la République au simple fait d'être une femme", mettant en avant "une volonté de renouvellement, une aspiration au changement" chez les Français. Evoquant les conflits éventuels d'intérêt entre Ségolène Royal et lui, si elle devient présidente de la République, il estime que "la meilleure façon d'éviter les conflits d'intérêts (...), c'est de séparer clairement vie politique et vie privée". Et assure qu'il n'ira pas vivre à l'Elysée en cas de victoire... Des propos rappelant ceux prononcés la veille au 20 heures de France 2 : "Moi, j'ai ma vie politique, elle ne dépend pas d'un autre ou d'une autre (...) elle dépend de la victoire de la gauche et des socialistes en 2007".
Pas de réorganisation du PS à l'ordre du jour
Toujours dans cette optique de "faire gagner le PS", samedi soir sur France 2, le même François Hollande a décerné un satisfecit à Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, jugeant leur attitude (avec leur annonce immédiate de ralliement) "exemplaire" après la désignation de Ségolène Royal à la candidature présidentielle. Et de juger que "le rassemblement se fera, il sera large et la candidate aura une force derrière elle considérable". Affirmant toutefois qu'il ne serait pas le directeur de campagne de sa compagne, François Hollande a ajouté : "elle a à mener une campagne avec le PS, en liberté, et nous en solidarité avec elle".
Egalement interrogé samedi soir sur les déclarations, le même jour, de l'un des porte-parole de Ségolène Royal, Gilles Savary, selon lequel elle doit réorganiser le PS "sans céder à tous les soupirants à un maroquin", le Premier secrétaire a répondu : "il n'y a pas de réorganisation du PS, il y a un parti en ordre de marche". Sur le fond, il a estimé que l'on "n'a pas à préparer je ne sais quelle distribution des places, des rôles", en cas de victoire de la candidate à l'élection.
D'après agence
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