Première réaction de Ségolène Royal, à 23h30 le 16 novembre 2006 après sa victoire au 1er tour des Primaires PS © TF1-LCI/AFP-A.JacotFrançois Hollande : "tous les socialistes ont gagné"
Le premier secrétaire du PS a déclaré vendredi sur France Inter que "ce sont tous les socialistes qui ont gagné", après la victoire de Ségolène Royal à la primaire pour la présidentielle. (Lire l'article sur la réaction de François Hollande)
Jack Lang : "la machine à gagner est là"
L'ancien ministre a affirmé vendredi sur RTL qu'au PS "la machine à gagner est là" alors qu'à l'UMP, "la machine à perdre se met en mouvement". Jack Lang s'est félicité que la députée des Deux-Sèvres ait "franchi triomphalement la première marche de la reconquête du pouvoir". "Aujourd'hui, c'est clair, net, incontestable", a-t-il dit. Selon l'ancien ministre, qui avait renoncé à se présenter à la primaire et apporté son soutien à Mme Royal, "la machine à gagner est là, la machine à perdre en face se met en mouvement". "Nous avons toutes les possibilités pour mener une bataille forte, convaincante pour aller vers le succès", a-t-il dit.
Jean-Marc Ayrault : le PS a désormais "toutes ses forces"
Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, qui a soutenu la candidature de la présidente de la région Poitou-Charentes, a expliqué vendredi à LCI qu'avec ce vote "massif", les socialistes "sont prêts dans le clarté et le rassemblement". "Les adhérents (du PS) ont voulu trancher dès le premier tour et donner de la force" à la candidature de Ségolène Royal, a-t-il ajouté.
Bertrand Delanoë : un excellent score, source de légitimité et de force"
Le maire PS de Paris, un proche de Lionel Jospin, qui avait laissé entendre qu'il voterait blanc au scrutin interne des socialistes, a déclaré à l'AFP qu'à "l'issue d'un remarquable processus démocratique, aujourd'hui pour la première fois une femme peut devenir présidente de la République, ce qui est en soi un événement politique considérable et progressiste". Il a tenu à féliciter la présidente de Poitou-Charentes "pour son excellent score, qui est, pour elle comme pour nous tous, source de légitimité et de force". M. Delanoë a appelé à "des réformes d'une audace radicale". "Le moment est venu de rassembler tous les socialistes dont je suis fier de faire partie", a dit le maire.
Arnaud Montebourg : le début d'un "socialisme rénové"
Le porte-parole de Ségolène Royal, a estimé qu'avec la désignation de celle-ci comme candidate du PS à la présidentielle c'est "la construction d'un socialisme rénové" qui débute. "C'est un moment important, les militants socialistes ont voulu tourner la page d'une certaine forme de passé du parti socialiste, de certaines querelles", a-t-il dit. "Nous allons nous donner la main", a-t-il encore déclaré, estimant que le rassemblement se ferait sans problème entre les trois candidats à l'investiture, et ensuite "pour rassembler toutes les autres gauches". "Là, le travail ne fait que commencer", a-t-il dit. (Son interview vendredi sur LCI en cliquant ici)
Jean-Louis Bianco : "la début d'une longue marche, on l'espère, vers l'Elysée"
L'un des trois porte-parole de Ségolène Royal a vu dans cette victoire "le début d'une longue marche, on l'espère, vers l'Elysée", ajoutant qu'il n'"a pas de doute sur le rassemblement de tous les socialistes". "La victoire n'est jamais trop large, quand il s'agit de donner, un élan, une force à notre candidate", a affirmé l'ancien ministre sur France 2, ajoutant : "Je n'ai pas de doute sur le rassemblement de tous les socialistes".
Jean-Luc Mélenchon : "très déçu"
Seule voix discordante au PS, le fabiusien s'est dit "très déçu" et a exprimé sa "consternation" au point de "se demander ce qu'(il) va faire". Le sénateur de l'Essonne a indiqué compter sur les collectifs anti-libéraux pour éviter une gauche "déséquilibrée".
Marie-George Buffet : "la gauche ne peut pas se permettre de décevoir de nouveau".
Dans un communiqué, le PCF a évoqué "une orientation politique préoccupante du PS".
Olivier Besancenot redoute une "gueule de bois"
"La gueule de bois à gauche, y compris chez les militants socialistes, risque d'être difficile. Beaucoup de gens à gauche vont comprendre que le meilleur moyen de s'opposer au Medef et à la droite de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas lui opposer une gauche sécuritaire et libérale", a commenté vendredi sur RTL le candidat de la Ligue communiste révolutionnaire à la présidentielle. Selon le leader de la LCR, "en se mettant sur les pas de Tony Blair, le PS s'apprête à courir après le libéralisme".
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