Capture d'écran de la vidéo sur le site Daily Motion © DRLa vidéo "piratée" de Ségolène Royal sur le temps de travail des enseignants n'en finit pas de faire des vagues. Et de susciter des interrogations : comment s'est-elle retrouvée sur Internet, à quelques jours de la fin de la campagne socialiste? A qui profite la polémique? Le secrétaire fédéral du Parti socialiste du Maine-et-Loire, Serge Bardy, affirme samedi dans un communiqué que les images ont été demandées par "un élu angevin proche de DSK".
"Je suis outré par la façon malveillante utilisée par un élu angevin proche de DSK qui a demandé cette vidéo, il y a deux semaines, auprès de celui qui l'a réalisée pour le compte de la fédération", déclare Serge Bardy, qui soutient officiellement Ségolène Royal. "Cette réunion a eu lieu au siège de la fédération en présence de nombreux militants, élus, enseignants et autres proviseurs de collège. Les militants ne comprennent pas et n'acceptent pas ces images volées et la présentation caricaturale du débat auquel ils ont contribué", ajoute-t-il.
"Coup bas"
Le sénateur du Maine-et-Loire, Daniel Raoul, qui se trouvait aux côtés de Ségolène Royal ce jour-là, a également réagi à ces images : "Je tiens à m'offusquer du fait que des propos non publics, et tenus devant un cercle restreint, composé uniquement de responsables socialistes, soit diffusé sur Internet", souligne-t-il.
Les trois porte-parole de Ségolène Royal ont également qualifié samedi la diffusion de cette séquence de "méthode inqualifiable" et de "coup bas". Cette réunion consistait "en une discussion à bâtons rompus, avec des enseignants et des chefs d'établissement, à la recherche de solutions contre la marchandisation du soutien scolaire", ont-ils souligné. "On ne fait pas un débat public avec des vidéos piratées", a réagi samedi François Hollande sur Europe 1.
Dans une vidéo tournée au mois de janvier à Angers et diffusée sur l'internet, Ségolène Royal propose que les enseignants effectuent 35 heures de présence au collège. Elle ajoute ne pas vouloir encore le "crier sur les toits" pour "ne pas prendre des coups des organisations syndicales enseignantes".
D'après agence
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