
En quelques heures, les rangs des soutiens à Nicolas Sarkozy viennent de sérieusement grossir. Après celui de Jean-Pierre Raffarin, jeudi soir sur TF1, le président de l'UMP a enregistré vendredi de nombreux ralliements . L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a rendu publique une liste de 140 parlementaires, ministres et anciens ministres qui soutiennent la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, à l'occasion d'un déjeuner avec le président de l'UMP.
Une soixantaine d'entre eux étaient présents dans un restaurant proche de l'Assemblée nationale dont Pascal Clément (Justice), Thierry Breton (Economie), Xavier Bertrand (Santé), ou encore Dominique Bussereau (Agriculture). Dominique Perben (Transports), ainsi que Michel Barnier, ancien ministre des Affaires étrangères, Jacques Barrot, commissaire européen aux Transports et Francis Mer, nouveau président du conseil de surveillance du groupe Safran, se sont également associés à cette initiative.
"Tendre la main"
Celle-ci a été lancée par le comité stratégique de Dialogue et Initiative, le club de réflexion de M. Raffarin, qui rassemble notamment Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP, les députés Axel Poniatowski et Marc Laffineur, et le sénateur Henri de Raincourt. "Nous avons tenu une attitude de neutralité" pendant les forums de l'UMP, a déclaré M. Raffarin. "Mais maintenant (...), il nous semble important de nous rassembler et de militer pour l'unité". "Nous voulons accompagner Nicolas Sarkozy dans cette campagne électorale que nous savons serrée, mais que nous voulons gagner", a ajouté le sénateur de la Vienne.
"Dans (mes) responsabilités, il y en a une d'abord, c'est celle de rassembler, et c'est à moi de le faire, de tendre la main, de faire que toutes les susceptibilités et tous les malentendus du passé, appartiennent au passé", a déclaré M. Sarkozy devant la presse. Maintenant, "c'est l'avenir du pays qui est en cause, et pour moi l'engagement de Jean-Pierre Raffarin est un atout très important", a-t-il ajouté. "Je resterai moi-même, je défendrai mes idées et mes convictions, mais je dois intégrer d'autres tempéraments, d'autres sensibilités". "Je ne peux pas faire une campagne solitaire, je veux que se dresse une nouvelle équipe, une nouvelle équipe de France, pour une nouvelle espérance, pour des temps nouveaux", a-t-il ensuite dit aux convives.
(D'après agence)
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