Ségolène Royal devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale libanaise © TF1/LCIEn visite au Liban, Ségolène Royal avait annoncé sa volonté "d'écouter tout le monde". Vendredi, devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, elle n'a pas dérogé à cette règle. La candidate socialiste a répondu à des interventions de plusieurs députés.
Un faux pas a été évité de justesse alors qu'elle dialoguait avec un député du Hezbollah, le parti chiite pro-syrien. En réponse à ce dernier, qui avait fustigé "la démence illimitée de l'administration américaine", Ségolène Royal a affirmé : "il y a beaucoup de choses que vous dites que je partage" et de citer en exemple, "l'analyse du rôle des Etats-Unis". Le discours en langue arabe du député pro-syrien, était traduit par deux interprètes, un pour Ségolène Royal et ses collaborateurs, un second pour les journalistes français.
"Beaucoup de convergences"
A la fin de la réunion, la candidate socialiste a souhaité rectifier le tir pour ne laisser planer aucun doute sur ses propos. "On me dit que ce que j'ai dit tout à l'heure pourrait prêter à confusion donc je vais bien préciser le sens de ma pensée par rapport à ce que j'ai dit sur l'intervention de l'administration Bush en Irak, je ne voudrais pas que ce soit confondu avec une condamnation globale de l'action des Etats-Unis", a-t-elle déclaré.
"Il ne faut pas confondre cette appréciation des choses avec une condamnation globale des Etats-Unis qui est un pays dont la France est également ami et avec lequel nous avons beaucoup de convergences, je tenais à ce que ce soit précisé", a poursuivi la candidate qui est invitée mi-décembre au congrès du Parti démocrate américain.
Samedi matin, Ségolène Royal a tenu a s'expliquer de nouveau. Une partie de la presse française s'est étonnée de l'absence de réaction de sa part alors qu'Ali Ammar, le député du Hezbollah avec qui elle s'était entretenue la veille aurait fait un parallèle devant elle entre l'occupation passée d'une partie du Liban et le nazisme. "Ces propos n'ont pas été tenus", a-t-elle assuré, ajoutant que si tel avait été le cas, elle aurait "quitté la salle". Elle a ensuite affirmé que "personne" ne l'empêcherait "de continuer à dialoguer avec des représentants démocratiquement élus" (voir la vidéo).
François Fillon choqué |
(D'après agence)
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