Arno Klarsfeld discutant avec la directrice du centre d'hébergement d'urgence de Nanterre © TF1/LCIChargé par Nicolas Sarkozy d'une mission sur le droit à l'hébergement, l'avocat Arno Klarsfeld vient de passer une nuit dans le centre d'urgence pour sans-abri à Nanterre. Il annonce déjà son intention d'aller dormir dans d'autres centres d'hébergement. Et de rencontrer d'autres associations, comme Droit au logement.
Sur RTL, il a estimé jeudi qu'il fallait "multiplier les centres à taille humaine" pour l'hébergement d'urgence des SDF, de façon à accueillir des petits groupes de 20 à 30 personnes dans un même lieu. S'il a qualifié les conditions d'hébergement du centre de Nanterre de "tristes mais décentes", et ses locaux de "fonctionnels et propres", il juge que l'un des problèmes des SDF, c'est qu'ils doivent attendre "plusieurs heures" en fin d'après-midi le car qui les amènera dans un centre qui n'est pas forcément près de l'endroit où ils vivent pendant la journée. D'où sa proposition de centres de taille réduite, dont il reconnaît qu'elle implique avant tout "que les communes soient d'accord".
"Je ne conseille pas à M. Sarkozy de signer cette charte en l'état"
Mercredi, Arno Klarsfeld avait assuré que la charte des Enfants de Don Quichotte, qui ont spectaculairement relancé le problème des sans-abri depuis une dizaine de jours, était "raisonnable et faisable" et qu'elle allait "dans le sens de ce qu'a proposé Sarkozy". Pour autant, a affirmé l'avocat jeudi, "je ne conseille pas à M. Sarkozy de signer cette charte en l'état".
Pour sa part, Catherine Vautrin a annoncé mercredi soir, sur France 2, des mesures pour les sans domiciles fixe. Alors qu'une femme SDF de 58 ans est encore décédée mercredi à la Rochelle (c'est le 7e SDF qui meurt en quelques semaines), la ministre déléguée à la Cohésion sociale a ainsi annoncé l'extension des horaires d'ouverture des centres d'accueil d'urgence. Ceux-ci seront désormais ouverts de 17h à 9h du matin, et non plus de 19h à 8h du matin, et 24 heures sur 24 pendant les week-ends. Deuxième engagement du gouvernement : "dans les deux mois qui viennent, 4000 places" seront disponibles en hébergement de "stabilisation" et plus de 10.000 fin 2007. Cet objectif serait atteint en transformant des places d'urgence en places de stabilisation. Le délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Patrick Doutreligne, a favorablement accueilli jeudi ces mesures, d'un coût total de 70 millions d'euros.
D'après agence
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