L'article du Canard enchaîné concernant l'éventuelle enquête des RG sur l'équipe Royal © Le Canard enchaîné"Il faut que l'enquête se déroule. Une campagne électorale ne doit pas tout permettre. Il appartiendra au président de la République d'assurer le bon fonctionnement d'une campagne électorale présidentielle. Tout n'est pas possible". Interrogée jeudi matin sur RMC Info et BFM-TV, Ségolène Royal est revenue sur l'affaire déclenchée mercredi par l'article du Canard enchaîné. L'hebdomadaire accuse le cabinet de Nicolas Sarkozy d'avoir fait enquêter les RG sur Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace France qui a rejoint récemment l'équipe de campagne de la candidate socialiste.
"Je ne veux pas me situer à ce niveau là et les Français m'en sauront gré. Les Français ont envie que la campagne se situe sur les vrais enjeux", a lancé Ségolène Royal. Elle a ajouté qu'elle ne voulait pas s'appesantir sur ce sujet "car certains voudraient que l'on me tire vers le bas". Elle a également dénoncé "l'organisation d'attaques généralisées sur tous les plans, y compris sur (sa) vie privée".
Rebelle : "les faits relatés sur moi sont exacts"
De son côté, Bruno Rebelle, qui accompagnait Ségolène Royal mercredi pour un débat sur l'environnement à Montluçon, a jugé "le procédé scandaleux, infamant". "Ça en dit long sur les méthodes de Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré. "Ce qui fait très peur, c'est qu'avec eux tout est possible, y compris le plus lamentable des procédés, pour tenter de déstabiliser les gens", a-t-il ajouté. "Si on trouvait une casserole qu'on pouvait m'attacher, ce serait pratique. Je n'avais pas connaissance qu'il y avait une enquête, mais les faits relatés dans le Canard sont exacts. J'ai effectivement eu un différend commercial en 1990 (...), j'ai eu un jugement de divorce il y a quelques années", a-t-il souligné. Jeudi matin, il a porté plainte contre X avec constitution de partie civile pour atteinte à l'intimité de la vie privée. "La justice devra déterminer par qui, dans quelles conditions et par quels moyens cette enquête a été ordonnée", soulignent ses avocats.
Nicolas Sarkozy et son cabinet au ministère de l'Intérieur ont formellement démenti les accusations du Canard enchaîné, les qualifiant de "ridicules". Le candidat UMP et les leaders de la droite ont aussi réfuté les exigences du PS. Celui-ci demande que Nicolas Sarkoy quitte le gouvernement, pour éviter une confusion des rôles entre son statut de ministre et celui de candidat.
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