François Bayrou présente ses voeux le 9 janvier 2007 © TF1-LCIUne présidence au régime. A l'occasion de ses voeux à la presse, François Bayrou a promis mardi qu'il proposerait, s'il est élu président, "comme première mesure symbolique de baisser les dépenses de l'Elysée de 20% en un an". Bien entendu, il ne serait pas seul à se serrer la ceinture, puisque le candidat centriste promet un Etat "sobre, économe, respectueux de l'argent public".
Parmi les autres propositions évoquées par le candidat : le soutien à "la recherche et l'entreprise, spécialement les petites entreprises, en mettant en place une politique planifiée sur une décennie", avec notamment "réservation d'une part des marchés publiques pendant 5 ans et obligation pour l'Etat de respecter les règles qu'il impose aux autres notamment en matière de délai de paiements".
Maintien de la carte scolaire
François Bayrou a aussi dit vouloir "un nouveau contrat de confiance entre l'Ecole et la Nation" qui "fixera des objectifs". Au sujet de la carte scolaire, elle "n'est pas périmée comme le croient conjointement Sarkozy et Royal". Selon le leader de l'UDF, elle "est une obligation de résultat, qui oblige la République à offrir la même qualité" à tous.
Plus tôt dans son discours, le candidat avait réitéré ses accusations envers les médias de privilégier Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, estimant que "les conditions de la préparation de l'élection présidentielle ne sont pas équitables" (voir notre encadré). "Le combat pour le pluralisme réel est un grand combat." Le président de l'UDF a promis de "faire respecter les principes démocratiques dans l'information" en faisant voter une loi.
Dernier sujet que le candidat a abordé : la politique européenne et étrangère. Là encore, il s'est radicalement opposé à la vision de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Concernant le voyage en Chine de la candidate socialiste, Bayrou a souligné combien il était "troublant, car il a été entièrement organisé par les dirigeants chinois communistes (...) dont le pays interdit même la liberté sur internet". Et d'enchaîner, "son émerveillement m'a rappelé celui de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis".
| TF1 se défend |
Le directeur de l'information de TF1, Robert Namias, a affirmé mardi ne pas avoir "l'intention de donner suite" à la polémique soulevée par les critiques de François Bayrou, qui accuse la chaîne d'être "engagée". "Ce sont les chiffres qui donnent la réalité des choses", a-t-il déclaré. "La critique est absolument non fondée pour TF1 car les chiffres montrent absolument le contraire. Le décompte souhaité par le CSA commence le 1er décembre, il court en terme d'équité (ndlr : basée sur la représentativité du candidat) et non pas d'égalité jusqu'au dépôt des candidatures officielles le 20 mars", a rappelé Robert Namias. Depuis le 1er décembre, François Bayrou a eu "le temps de parole le plus important" soit 11 minutes 02, devant Nicolas Sarkozy 9mn20, Ségolène Royal 8mn56, Marie-George Buffet 4mn06, a-t-il indiqué. |
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