Jean-Louis Borloo invité de Christophe Barbier sur LCI © TF1/LCIInvité de LCI jeudi soir dans l'émission ‘Elections 2007 - Les Trois marches', Jean-Louis Borloo a jugé jeudi que la suppression de toute durée légale du travail en France, une proposition faite par le Medef dans un "livre blanc" publié à l'approche de l'élection présidentielle (lire notre article), n'était "pas souhaitable". En revanche, il n'a pas rejeté l'idée de la présidente du Medef d'une réforme des contrats de travail impliquant une "séparabilité" à l'amiable entre employeur et salarié.
Interrogé sur le CNE (contrat nouvelle embauche), dont la candidate PS à l'Elysée Ségolène Royal propose l'abrogation, le ministre de l'Emploi a défendu cette mesure, qui "a marché". En revanche, sur l'exonération de charges sociales et la défiscalisation des heures supplémentaires prônée par le candidat UMP Nicolas Sarlozy, il a jugé que "tout ce qui pourra augmenter le temps de travail librement choisi va dans la bonne direction".
Bilan mitigé
A l'occasion de cette émission, un sondage BVA pour LCI et L'Express (*) a été publié révélant que le bilan du ministre de la Cohésion sociale est jugé "bon" par 61% des Français. Dans le détail, 5% des Français le trouvent "très bon", 56% "plutôt bon", 23% "plutôt mauvais" et 5% "très mauvais", tandis que 11% ne se prononcent pas. Même la moitié des sympathisants de gauche (50%) jugent globalement son bilan "bon".
A l'inverse, son action est considérée comme "pas efficace" pour réduire le chômage par 62% des sondés ou résoudre le problème du logement (56%). Ainsi, pour diminuer le chômage, 16% des Français jugent son action "pas efficace du tout" et 46% "pas vraiment efficace", contre 30% qui la considèrent "plutôt efficace" et 3% "très efficace". Idem pour réduire les inégalités sociales, son action est alors jugée inefficace par 61% et pour favoriser l'égalité des chances (inefficace pour 54%).
Interrogés sur le camp auquel ils font le plus confiance pour diminuer le chômage, 33% des Français répondent "à la droite", 32% "à la gauche" et 28% "à aucun des deux". En revanche, 2% font confiance aux deux et 5% ne se prononcent pas.
(*) Sondage réalisé par téléphone du 15 au 16 janvier auprès d'un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.
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